Alfarsi entre l'histoire et l'espoir
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Il ne l'a pas réalisé sur le moment, mais Ahmad Alfarsi est entré dans l'histoire cette semaine. En effet, avant ce mardi 6 novembre, aucun Koweïtien n'avait marqué plus d'un but dans un match de Coupe du Monde. Seul problème : les sept autres buts inscrits lors de cette rencontre l'ont été par des Serbes.

Juste après le match, c'est un Alfarsi tout sourire qui a répondu aux questions de FIFA.com. C'est moins sa prouesse personnelle que la performance collective de son équipe, malgré la défaite, qui lui inspire des motifs de satisfaction. "Marquer deux buts dans un match de Coupe du Monde, c'est quelque chose de spécial, bien sûr", admet-il. "Même si les buts que vous marquez ne signifient pas grand-chose quand vous perdez le match, c'est une rencontre dont je me souviendrai. Mais je suis surtout fier de mon équipe. C'est la première fois qu'une sélection koweïtienne joue en Coupe du Monde depuis 1982. Je sais que les gens au pays sont très fiers de nous. Nous avons beaucoup de soutien et au cours des trois dernières années, le futsal s'est énormément développé au Koweït. Nous avons maintenant un vrai championnat. J'espère que ce tournoi permettra à plus de gens de s'intéresser à cette discipline."

Alfarsi est à n'en pas douter un modèle pour la prochaine génération de joueurs de futsal koweïtiens. Ambassadeur irréprochable de son pays en dehors du terrain, il est également l'un des joueurs les plus talentueux et combatifs de l'équipe. Sa performance individuelle contre la Serbie a suscité les éloges de Luis Fonseca, l'entraîneur espagnol de la sélection. "Ahmad a très bien joué. D'habitude, il impressionne par ses qualités défensives mais aujourd'hui, c'est en attaque qu'il a brillé. C'est un joueur très fort, très agressif."

Améliorer la finition
Malgré les défaites successives contre la République tchèque et la Serbie, les nouveaux venus dans l'épreuve n'ont pas été ridicules, bien au contraire. "Je pense que nous avons très bien joué", poursuit le Alfarsi. "Mais pour gagner des matches, il faut marquer des buts et c'est là que nous avons éprouvé des difficultés. Notre jeu est bon, mais les autres équipes ont été meilleures que nous dans la finition. C'est quelque chose que nous devrons améliorer à l'avenir."

Alfarsi est bien déterminé à ce que cette première expérience en Coupe du Monde de Futsal de la FIFA ne soit pas la dernière pour lui. Il est conscient que la qualification pour les huitièmes de finale est devenue très improbable pour lui et ses coéquipiers, même en tant que meilleurs troisièmes. Mais Thaïlande 2012 lui a ouvert l'appétit et il pense déjà au prochain grand rendez-vous mondial. "Ça a été une expérience vraiment extraordinaire. Nous avons tous pris beaucoup de plaisir, beaucoup appris également. Tout cela est nouveau pour nous et le niveau du football pratiqué ici est plus élevé de tout ce que nous avons pu voir par le passé. Nous pourrons rentrer à la maison la tête haute. Nous pouvons être fiers de ce que nous avons fait."