Inaba, la fine lame des Samouraï bleus
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Le Japon n'a pas été gâté lors du tirage au sort de la Coupe du Monde de Futsal de la FIFA, Thaïlande 2012. Placés dans le Groupe B aux côtés du Brésil, champion du monde en titre, du Portugal, grand d'Europe, et de la Libye, les champions d'Asie savaient que la route vers les huitièmes de finale serait semée d'embûches. Après avoir débuté par une défaite (4:1) contre le Brésil, les hommes dirigés par Miguel Rodrigo ont résisté contre le Portugal (5:5), puis ont battu la Libye (4:2), validant ainsi leur billet pour les huitièmes de finale.

Les Samouraïs bleus doivent leur troisième place en grande partie aux buts inscrits par Kotaro Inaba. "Je ne peux pas être déçu", explique le joueur de 29 ans. "Après le tirage au sort, nous avons pensé que nous pouvions terminer troisièmes, même si le groupe paraissait très difficile. Nous avons fini avec quatre points et nous en sommes très heureux. Cela nous donne une grande confiance au moment d'aborder les huitièmes de finale."

Vainqueurs du dernier Championnat de Futsal de l'AFC en mai, les Japonais ont rendez-vous avec une Ukraine qui affiche un bilan de deux victoires (5:3 contre l'hôte thaïlandais et 6:1 face au Costa Rica) et un match nul (3:3 avec le Paraguay) après ses trois sorties dans le Groupe A. "C'est la première fois que nous nous qualifions pour le deuxième tour d'une Coupe du Monde de Futsal", poursuit Inaba. "Si nous gagnons contre l'Ukraine, je suis sûr que le futsal fera un pas de géant au Japon. Mes coéquipiers et moi allons faire de notre mieux."

Modestie et esprit d'équipe
Jusqu'ici, Inaba a bien fait les choses à Thaïlande 2012, inscrivant le seul but de son équipe contre le Brésil ainsi qu'un doublé lors du dernier match des Asiatiques en phase de groupes, contre la Libye.

Quand on lui demande ce qu'il pense de sa contribution lors des matches du Japon, l'habile numéro 14 refuse de tirer la couverture à lui. "Je suis heureux d'avoir inscrit trois buts, mais je ne suis pas satisfait de mes performances personnelles car j'aurais pu marquer plus de buts contre le Brésil et la Libye", regrette-t-il. "Je vais faire tout ce que je peux pour aider l'équipe en inscrivant le plus de buts possibles contre l'Ukraine."

La modestie d'Inaba symbolise parfaitement l'esprit qui règne dans le camp japonais à Thaïlande 2012. D'ailleurs, il s'empresse aussitôt de souligner cette qualité première du Japon : "Dans le match contre le Portugal, c'est l'unité qui règne entre nous qui nous a donné la force de revenir", confie-t-il. "Il y a un véritable esprit de solidarité au sein de cette équipe. Sur le terrain, nous ne faisons pas les choses pour nous-mêmes, mais pour l'équipe. C'est la priorité. Nous sommes comme une famille".