Gabriel, de terrain connu à terrain conquis
© Getty Images

Gabriel n'est pas près d'oublier la demi-finale de la Coupe du Monde de Futsal de la FIFA, Thaïlande 2012 entre le Brésil et la Colombie. Face aux Cafeteros, le Brésilien s'est offert un doublé et une "passe décisive" sur une frappe déviée dans son propre but par Jhonathan Toro, contribuant ainsi grandement au succès (3:1) de son équipe.

Le Brésilien, qui fêtera ce samedi 17 novembre son 32ème anniversaire, est donc un homme comblé. "Cette victoire nous a permis de forcer les portes de la finale, où nous retrouverons l'Espagne. C'est un peu un cadeau d'anniversaire avant l'heure", explique le bourreau des Colombiens au micro de FIFA.com.

L'affiche du 18 nobvembre prochain, propose un remake de la finale de l'édition 2008 du rendez-vous mondial. Mais pour Gabriel, un match contre l'Espagne constitue toujours une occasion particulière, indépendamment du contexte. En effet, le Brésilien évolue au pays des champions d'Europe depuis maintenant huit ans. Comme ses compatriotes Ari et Wilde, il porte les couleurs du FC Barcelone.

Retrouvailles
L'équipe catalane compte également six internationaux dans les rangs de la Furia Roja. Autant de partenaires habituels qui seront, le temps d'une finale, des adversaires acharnés. "Nous nous connaissons évidemment très bien, puisque nous jouons dans la même équipe", confirme le milieu de terrain. "Mais je crois qu'au bout du compte, ça ne constitue pas un véritable avantage. L'Espagne possède d'excellents joueurs et je m'attends à une partie très tendue. Il va falloir rester concentrés car la moindre erreur peut nous coûter le titre."

Gabriel sait évidemment de quoi il parle. En plus des nombreux trophées récoltés en club, il a remporté l'édition 2008 de la Coupe du Monde de Futsal de la FIFA avec la Seleção. Le Brésil était venu à bout de l'Espagne au terme d'une éprouvante série de tirs au but pour remporter sa quatrième couronne mondiale. Il estime pourtant que ce succès ne jouera aucun rôle au moment d'entrer sur le terrain. "L'Espagne est toujours un adversaire redoutable", annonce-t-il. "Cette finale est un classique. Les Espagnols défendent très bien. Le match va se jouer sur despetites choses. Si nous voulons conserver notre titre, nous allons devoir étudier soigneusement le jeu de nos adversaires et mettre au point une stratégie efficace."

La victoire avant tout
Le droitier de 32 ans a déjà inscrit trois buts depuis son arrivée en Thaïlande et ses qualités naturelles font de lui un joueur-clé. "Peu importe qui marque chez nous", tempère-t-il pourtant. "En demi-finale, c'était moi ; en finale, ce sera peut-être quelqu'un d'autre. Normalement, je ne suis pas à la conclusion. Je me vois davantage comme un passeur que comme un buteur. Le plus important, c'est que l'équipe gagne. Je ne me soucie pas trop de savoir qui a mis le ballon au fond des filets."

Mais sa réserve s'efface à l'évocation d'un possible deuxième sacre mondial consécutif. "Ce serait fantastique de conserver notre titre", s'exclame-t-il avec enthousiasme. "J'ai déjà eu la chance de vivre ces moments mais certains joueurs dans l'effectif disputent leur première Coupe du Monde. Nous allons tout faire pour l'emporter. Nous espérons dominer les débats pendant toute la rencontre et rester concentrés du début à la fin. Nous ne pourrons pas nous permettre la plus petite erreur. Ce serait fatal, à ce niveau de la compétition."