Une finale, deux sélectionneurs, cinq questions
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À quelques heures de leur confrontation en finale de la Coupe du Monde de Futsal de la FIFA, Thaïlande 2012, Venancio López et Marcos Sorato se sont confiés à FIFA.com. Le sélectionneur espagnol et son homologue brésilien se sont prêtés à un jeu de cinq questions-réponses pour livrer leur opinion sur le duel décisif du dimanche 18 novembre.

Que pensez-vous de l'autre finaliste ? 
López (ESP) : Je n'invente rien en disant que le Brésil est une grande équipe… Au-delà de ses quatre titres mondiaux et de l'expérience que cela implique, il trouve toujours des parades aux problèmes qui se présentent à lui à chaque match. Et ça, c'est plus difficile qu'il n'y paraît. De toute façon, je m'attends à une finale serrée et je crois aux capacités de mon équipe.

Sorato (BRA) : Je pense que l'Espagne est la meilleure équipe du monde à l'heure actuelle. Je ne lui trouve pratiquement aucun défaut. Cette équipe est très respectée car elle fait tout bien : l'attaque, la défense, les coups de pied arrêtés. En plus, elle possède des joueurs capables de faire la différence à tout moment… Aujourd'hui, les Espagnols sont les plus complets. En tout cas, la finale sera un match indécis.

Quelle est la plus grande qualité de votre équipe ?
López (ESP) : L'envie de gagner. Cette force mentale se répercute sur le jeu et sur le terrain. Elle explique le fait que nous ayons évolué à un niveau très élevé dans tous les aspects du jeu à chacune de nos rencontres.

Sorato (BRA) : Le fait d'être à la hauteur des attentes placées en nous dans une compétition où, avec les matches à élimination directe, on n'a pas le droit à l'échec. Le talent, les joueurs brésiliens l'ont toujours, mais nous avons travaillé pour progresser en défense et être performants dans toutes les facettes du jeu.

Quel a été le moment-clé dans cette compétition qui vous a permis d'être en finale ?
López (ESP) : Le match contre la Russie. Le perdant rentrait à la maison et cela aura très bien pu être nous, mais nous avons évolué à un niveau très élevé face à un très gros prétendant au titre.

Sorato (BRA) : Le match contre l'Argentine. Cette remontée au score a joué un rôle essentiel. Elle a démontré la capacité de réaction de l'équipe et m'a prouvé que nous étions prêts pour relever n'importe quel défi qui s'offrirait à nous.

Quelle a été la grande surprise de la compétition ?
López (ESP) : La présence de la Colombie en demi-finale, il n'y a pas photo. Ils ont été très forts en défense, avec des joueurs très doués techniquement. Cette équipe est jeune, elle a de grandes chances de continuer à progresser.

Sorato (BRA) : La Colombie, sans hésiter. Je connaissais déjà sa qualité technique, mais il faut saluer le fait qu'elle soit allée si loin dans la compétition avec une équipe pratiquement amateur. Il faut reconnaître le grand mérite de l'entraîneur et des joueurs.

Quel héritage pensez-vous que Thaïlande 2012 va laisser au futsal ? 
López (ESP) : Les matches ont été de très bonne qualité et ils ont démontré que le futsal est un sport, mais aussi un spectacle qui vaut le coup d'œil. Mais le plus important, c'est que le futsal soit devenu une référence pour le football dans la formation de joueurs.

Sorato (BRA) : La nécessité de travailler à la base, avec la formation de joueurs spécialisés. Le Brésil et l'Espagne sont les deux nations qui ont fourni le plus gros travail dans ce domaine et elles continuent de dominer la discipline. Je crois donc qu'il est important de retenir cette leçon et de travailler en conséquence avec le soutien de la FIFA.