Le Conseil consultatif des droits de l’homme, fondé au début de l’année 2017 dans le but de fournir un avis indépendant à la FIFA quant à ses responsabilités en matière de droits de l’homme, a publié ce 9 novembre son premier rapport. Dans celui-ci, le groupe d’experts – composé de huit représentants des Nations Unies, de la société civile, de divers syndicats et de sponsors de la FIFA – présente le travail de l’instance dirigeante en termes de droits de l’homme dans divers domaines prioritaires ; il formule également plusieurs recommandations spécifiques.

"Ce rapport montre que la FIFA réalise d’importants progrès dans l’intégration du respect des droits de l’homme à travers ses nombreuses activités", a déclaré Fatma Samoura, la Secrétaire Générale de la FIFA. "Nous jouons un rôle précurseur à cet égard et nous avons le privilège de pouvoir compter sur le formidable soutien des membres du conseil consultatif. Ils valident l’évolution positive qui est en cours et nous poussent à en faire plus là où cela est nécessaire."     

Le conseil consultatif a également fait part de ses commentaires quant à sa coopération avec la FIFA et à la partie du rapport dont il est l’auteur (partie A) :

"Notre premier rapport pose les bases : il évalue les progrès réalisés à ce jour par la FIFA dans la défense des droits de l’homme et souligne les aspects où elle doit faire des efforts afin de prévenir et de contrer les risques de non-respect de ces droits envers les personnes concernées par ses opérations. Nous reconnaissons que la FIFA a pris des mesures essentielles, notamment en adoptant une nouvelle Politique en matière de droits de l’homme, en combattant la discrimination lors des matches de football et en intégrant des aspects liés à ce domaine dans les critères de candidature pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026™. Nous formulons également trente-trois recommandations détaillées quant à des sujets sur lesquels la FIFA doit se pencher, en donnant tout particulièrement la priorité à la poursuite du travail entrepris jusqu’à présent, notamment les efforts en faveur des droits des travailleurs sur les sites de construction des stades de la Coupe du Monde de la FIFA™ en Russie et au Qatar.

Nous mettons l’accent sur l’engagement à long terme exigé de la FIFA pour qu’elle mette en place, au niveau opérationnel, des mécanismes lui permettant d’identifier et de répondre aux risques majeurs de violation des droits de l’homme, mais aussi sur le besoin de formaliser les progrès en intégrant les droits de l’homme dans les structures de gouvernance de la FIFA – c’est-à-dire dans les processus décisionnels du Conseil, du Congrès et des commissions permanentes. Nous sommes satisfaits des mesures que la FIFA a commencé à prendre afin de mettre en œuvre certaines de nos recommandations et nous nous réjouissons de pouvoir continuer à la soutenir et la guider dans ses efforts visant à assumer ses responsabilités dans la défense des droits de l’homme au cours des mois à venir".

Dans la partie B du rapport, la FIFA dresse un bilan de son travail dans les domaines prioritaires identifiés par le conseil consultatif. Les principaux éléments évoqués comprennent l’adoption de la Politique de la FIFA en matière de droits de l’homme en mai 2017, le renforcement des mécanismes mis en place afin d’annihiler les risques de violation des droits de l’homme pour les travailleurs employés sur les sites de construction de la Coupe du Monde en Russie et au Qatar, l’intégration de points détaillés liés aux droits de l’homme dans les critères de candidature et d’organisation de futures compétitions de la FIFA, ou encore l’accentuation de l’engagement de la FIFA avec les parties prenantes externes.