• En ce jour de fête, FIFA.com vous fait découvrir quelques contes de fées qui ont pour héros des joueurs nés le jour de Noël
  • Ce 25 décembre est aussi l'occasion de fêter l'anniversaire de grands noms du football
  • Né un 25 décembre en 1992, Ogenyi Onazi espère que son présent présent lui soit offert avec six mois de retard

En ce jour de Noël 1944, les Ventura reçurent le plus beau des cadeaux. Ce jour-là pourtant, ils ne savaient pas encore que leur bonheur allait aussi faire celui de la Planète football, que le fragile bout de chou qu'ils tenaient précautionneusement dans leurs bras allait devenir O Furacão (l'ouragan). L'un des footballeurs les plus dévastateurs de l'histoire.

Tel a pourtant été le destin de Jair Ventura Filho, alias Jairzinho. A Botafogo, le numéro 7 était sacré, associé qu'il était au formidable Garrincha. Alors que l'on annonçait un pesant héritage à son successeur, celui-ci relèvera le défi avec classe, offrant au club toute une série de trophées et s'aménageant une place parmi les légendes du Fogão. A 31 ans, un âge où d'autres entament leur déclin, Jairzinho jouera un rôle essentiel dans le sacre de Cruzeiro lors de la Copa Libertadores 1976. En sélection, malgré la concurrence féroce, il deviendra l'immuable locataire du flanc droit de l'attaque.

Pour le grand public, Jairzinho est surtout réputé pour ses exploits lors d'une Coupe du Monde de la FIFA, Mexique 1970, que beaucoup considèrent comme l'apothéose de la Seleçao. Par son physique de déménageur, il intimidait les adversaires ; par sa vitesse foudroyante et ses feintes incontrôlables, il les épuisait. Il restera comme l'un des grands bonhommes cette formidable sélection brésilienne qui s'adjugera le trophée Jules Rimet. Pour couronner le tout, il réussira l'unique exploit de trouver le chemin des filets lors de toutes les rencontres disputées par son équipe.

Même après sa retraite sportive, Jairzinho conservera un impact majeur sur son sport. En effet, c'est lui qui a découvert et recommandé Ronaldo, lui aussi devenu une légende de la Coupe du Monde de la FIFA.

Mattler, lionceau fidèle
Vous cherchez des points communs entre Jairzinho et Etienne Mattler ? Consultez donc leur date de naissance. Le défenseur français est lui aussi né le jour de Noël, en 1905. Comme le Brésilien, il possédait une agilité étonnante pour un joueur de son gabarit. Comme lui, il a disputé trois Coupes du Monde de la FIFA, ce qui en fait l'un des quatre footballeurs à avoir disputé toutes les éditions d'avant-guerre. Tout au long de sa carrière, Mattler est resté fidèle au club de Sochaux, qu'il a aidé à remporter les deux seuls titres nationaux de son histoire, dans les années 1930.

Né le 25 décembre 1970, Emmanuel Amunike s'est également distingué en Coupe du Monde de la FIFA. Cette boule de nerfs et de muscles disposait d'une impressionnante palette d'accélérations et de dribbles, dans laquelle il a généreusement pioché pour propulser le Nigeria à la première place du Groupe D à Etats-Unis 1994. Il n'avait pourtant pu rien faire pour empêcher l'élimination des Super Eagles en huitièmes contre l'Italie. Ses prestations lui vaudront tout de même d'être élu Footballeur africain de l'année 1994. Deux ans plus tard, il justifiera ce statut en inscrivant le but de la victoire 3:2 face à l'Argentine en finale du Tournoi olympique de football masculin.

Quelques mois auparavant, Gary McAllister, qui a exactement six ans de plus qu'Amunike, portait le brassard de la sélection écossaise à l'Euro 1996. En Angleterre, tous les observateurs remarquèrent ce milieu de terrain élégant et intelligent qui accumulera 57 capes avec son pays. C'est pourtant en club que McAllister s'est le plus distingué. Après avoir été un joueur majeur de Motherwell et de Leicester City, il a rejoint Leeds United, où il a remporté la Premier League en 1992.

La deuxième jeunesse de McAllister
Quand Coventry City a laissé McAllister libre à l'été 2000, ils n'étaient pas nombreux à lui prédire une suite de carrière glorieuse. Et pourtant, à 36 ans, le vétéran a signé dans l'un des plus grands clubs du monde, Liverpool, où il a activement participé au formidable quintuplé des Reds en 2001. Cerise sur le gâteau, McAllister recevra la distinction de Member of the British Empire pour services rendus à son sport.

L'on dénombre bien d'autres mondialistes nés le jour de Noël : le milieu de terrain brésilien Amaral (1954) ; le Belge Guy Vandersmissen (1957) ; le gardien néerlandais Joop Hiele (1958) ; le Canadien Mike Sweeney (1959) ; le légendaire Bolivien Carlos Borja (1960) ; le Colombien Luis Antonio Moreno (1970) ; le Roumain Gabriel Popescu (1973) ; les Sud-Coréens Choi Sung-Yong (1975) et Hyun Young-Min (1979), qui ont emmené les Guerriers Taeguk au dernier carré de l'édition 2002 ; le Ghanéen Daniel Quauye (1980) ; l'Angolais Loco (1985) et la Suissesse Ramona Bachmann pierre angulaire de la Nati lors de son baptême du feu mondialiste au Canada en 2015.

Né un 25 décembre, en 1992, Ogenyi Onazi a participé à la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014 avec le Nigeria. Nul doute que la perspective d'un joli parcours à Russie 2018 figure dans sa liste de souhaits d'anniversaire. Quitte à ce que ce présent lui soit offert avec six mois de retard.