Alors qu’une nouvelle édition de la Ligue des champions de l’OFC va s’ouvrir ce 25 février 2017, les tenants du titre d’Auckland City semblent avoir une longueur d’avance sur les 14 autres participants. Les Navy Blues se sont adjugé le titre lors des six dernières saisons, remportant huit des 11 dernières éditions. Le sacre de l’an dernier a même effacé des tablettes le record du monde de cinq titres continentaux consécutifs établi par le Real Madrid des années 50.

Mais la réalité n’est pas aussi limpide. Sur les quatre dernières finales gagnées, deux l’ont été par un petit but d’écart et une l’a été au terme de la séance de tirs au but. Il y a trois ans, Auckland ne s’était qualifié pour la phase à élimination directe qu’en tant que meilleur deuxième.

Pour composter son billet pour une nouvelle Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Auckland devra faire avec un plateau plus fourni (12 équipes en lice la saison dernière). Neuf des 11 associations membres de l’OFC seront représentées, Lupe Ole Soaga (Samoa) et Puaikura (Îles Cook) s’étant qualifiés par le biais de la compétition préliminaire.

L’édition 2017 comportera quatre groupes. Auckland City accueillera les matches du Groupe C et le club tahitien de l’AS Tafana, autre habitué de la compétition, ceux du Groupe D. La Nouvelle-Calédonie sera le théâtre des rencontres des Groupes A et B. L’AS Magenta recevra à Nouméa, tandis que Hienghène Sport accueillera ses adversaires à Koné. Seuls les vainqueurs de groupes seront qualifiés pour les demi-finales, avant une finale en deux manches qui livrera son verdict le 6 mai. Le champion d’Océanie représentera le continent lors de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, qui se disputera cette année aux Émirats Arabes Unis.

Wellington, tête de liste de l’opposition
Sur le papier, Team Wellington est peut-être le mieux placé pour mettre un terme à l’hégémonie continentale d’Auckland City. Le club de la capitale a disputé les deux dernières finales de la Ligue des champions. Plus parlant encore, il s’est adjugé le championnat de Nouvelle-Zélande l’an dernier aux dépens d’Auckland. "Auckland est l’équipe référence depuis longtemps, mais ces deux dernières années, nous avonq vraiment comblé le fossé", indique à FIFA.com l’emblématique capitaine de Team Wellington, Bill Robertson. "On les a mis à l’épreuve ces deux dernières années. Le fait de remporter la Grande Finale l’an dernier a été un grand accomplissement. C’est la première fois que la compétition était remportée par un club n’étant pas basé à Auckland."

Après avoir échoué de peu à deux reprises, Team Wellington espère que la troisième fois sera la bonne. Il devra pour cela faire s’extraire de son groupe basé en Nouvelle-Calédonie, dans lequel il affrontera les locaux de Hienghène et les Fidjiens de Ba. "Le fait de jouer à l’étranger va compter. Nous sommes dans un pays étranger où la plupart d’entre nous ne sont sûrement jamais allés", rappelle Robertson. "On va jouer trois matches sur un intervalle de temps réduit. L’opposition et l’environnement sont très différents, mais on a fait preuve de beaucoup de professionnalisme dans notre préparation. On est confiants, mais on s’attend à un grand défi. On a un peu plus de vécu donc j’espère qu’on va faire un beau parcours. Plus on joue de matches dans une compétition, plus on engrange de l’expérience. On est déjà passés très près, à un tir au but, donc on peut gravir cette dernière marche. C’est notre objectif depuis le premier jour."

En l’absence de Waitakere (Nouvelle-Zélande) et de Hekari United (Papouasie-Nouvelle-Guinée), Auckland City est le seul participant à avoir déjà brandi le trophée continental. Si la perspective de se frotter à la crème du football mondial à la fin de l’année semble encore lointaine, elle alimente en tout cas la motivation de l’ensemble des participants. "Ce serait une consécration de remporter le championnat d’Océanie et d’aller à la Coupe du Monde", assure Robertson. "Pour n’importe club, c’est l’objectif suprême."