Les séances de tirs au but réussissent généralement bien à l’Allemagne. Mais lors de la finale du Tournoi Olympique de Footballl Masculin, Rio 2016, la réussite était du côté du Brésil. Timo Horn n’a pas réussi à faire pencher la balance en faveur de son équipe dans cette épreuve décisive. Nils Petersen ayant échoué devant Weverton, le dernier rempart du FC Cologne n'a pas pu empêcher Neymar d'offrir le titre à la Seleçao. "Sur le coup, nous étions déçus car nous étions passés tout près de la médaille d’or. Si nous avions perdu dans le temps réglementaire, les choses auraient été différentes", explique le gardien malheureux à FIFA.com.

Malgré l'émotion, Horn est déjà capable de relativiser. "Les tirs au but restent une loterie. C’est la première fois de ma carrière que je perds de cette façon. C’est d’autant plus difficile à accepter", .regrette-t-il. "Mais d’ici quelques jours, quand nous nous pencherons à nouveau sur notre parcours, nous nous rendrons compte que nous avons réussi quelque chose d’exceptionnel. Nous serons très heureux de cette médaille d’argent.“

Quoi qu’il arrive, il n’oubliera pas de sitôt cette expérience au mythique Maracanã. La rencontre s’est déroulée devant 63 707 spectateurs, dans une ambiance exceptionnelle. "Dans une carrière, on n’a pas tous les jours la chance d’affronter le Brésil dans une finale au Maracanã. Nous voulions profiter de ce moment et c’est ce que nous avons fait", poursuit Horn à propos de cette soirée de gala. "Nous savions que tout le monde serait contre nous. C’était particulièrement flagrant pendant les tirs au but. À chaque fois que nos tireurs s’avançaient, ils devaient faire face à une pression énorme. Mais ils se sont bien débrouillés. Aujourd’hui, nous n’avons pas eu de chance. Nous pouvons tout de même être satisfaits de repartir avec l’argent.“

Le gardien rentre non seulement à Cologne avec une médaille autour du cou, mais aussi avec beaucoup de très bons souvenirs. "Nous étions très contents de passer les deux ou trois derniers jours au village olympique. Nous avons vraiment vécu quelque chose de fantastique.", assure celui qui, avec ses coéquipiers, a dépassé la meilleure performance allemande dans un Tournoi Olympique de Football Masculin. Emmenée par Thomas Häßler, Karlheinz Riedle et Jürgen Klinsmann, la RFA était montée sur la troisième marche du podium à Séoul, en 1988. "Être présent, c’est déjà une chance immense. Nous pourrons montrer à nos enfants et à nos petits-enfants. Sur l’instant, nous étions un peu déçus, mais la joie de décrocher cette deuxième place a rapidement repris le dessus", ajoute le dernier rempart.

Autre lot de consolation, les Allemands ont pu offrir à leur sélectionneur un beau cadeau d’adieu, Horst Hrubesch ayant pris part pour la dernière fois sur le banc allemand contre le pays hôte. "J’ai travaillé pendant quatre ans avec Horst Hrubesch. Il était un très grand joueur, mais aussi un excellent entraîneur", assure Horn. "Il n’a jamais cessé de gagner. C’est une légende vivante. Nous sommes vraiment ravis de pouvoir lui offrir cette médaille d’argent. Dans les vestiaires, il avait les larmes aux yeux", conclut-il, comme pour confirmer qu'il y aura plus de joie que de regrets dans l'avion du retour.