Jürgen Klopp, bien connu des amateurs de football allemand, est le symbole d'une nouvelle génération d'entraîneurs. Le technicien de 48 ans, couronné de succès, jouit d'une grande popularité à la fois pour sa compétence, son sérieux, sa franchise et son émotivité.

A la tête du Borussia Dortmund de 2008 à 2015, Kloppo, comme le surnomment ses amis et ses collègues, a réussi le tour de force de transformer une formation modeste en l'une des équipes les plus performantes du pays. Il a conduit ses jeunes joueurs jusqu'au titre de champion d'Allemagne (2011 et 2012). Il a rejoint l'Angleterre et Liverpool en octobre 2015 où il réalise une première saison honorable.

Titulaire d'un diplôme en sciences du sport et après avoir disputé 325 matches en deuxième division sous le maillot de Mayence, il sait comment parler aux joueurs, avec respect, humour et dynamisme. Le charismatique entraîneur est devenu l'une des personnalités préférées des Allemands - et depuis peu des Anglais -  pour son franc-parler et son enthousiasme.

A l'occasion du choc Borussia Dortmund-Liverpool en quart de finale de l'UEFA Europa League, FIFA.com revient sur quelques-uns de ses commentaires avisés ou impertinents qui ont contribué à le rendre si populaire...

Durant ma carrière de joueur, je n'ai malheureusement pas réussi à traduire sur le terrain ce qui se passait dans mon cerveau. J'avais un talent qui convenait pour une petite division et une tête qui était faite pour la Bundesliga. Résultat : je jouais en deuxième division
A propos de ses qualités de défenseur

Sur le plan footballistique, j'étais encore plus limité que lui…
A propos de Jürgen Klinsmann

J'ai dû me débrouiller suffisamment longtemps avec du mauvais football… le football que je pratiquais moi-même !
A propos de ses ambitions d'entraîneur par comparaison avec sa carrière de joueur

Je l'ai peut-être été par le passé, quand j'avais 17 ou 18 ans...
Lorsqu'on lui a demandé s'il était "l'homme d'une nuit", le soir où son équipe a pris la tête du classement pour la première fois

Si le public veut des émotions et que tu lui proposes une ennuyeuse partie d'échecs, l'un des deux va devoir changer de stade. Les 60 000 supporters de Dortmund ne veulent pas rester assis à se tourner les pouces pendant un match de football. Ils veulent de la passion !
A propos de la mentalité des fans du Borussia Dortmund

Ce n'est pas forcément facile de jouer avec ses tripes quand on vient juste de sortir du lit dans une chambre cinq étoiles. Si on leur donne trop de confort, les joueurs ont tendance à se prélasser
A propos des footballeurs professionnels

Lors de notre dernière victoire à Munich, la plupart de mes joueurs étaient encore allaités par leur mère
A l'issue de la première victoire du Borussia Dortmund à Munich, près de 20 ans après la précédente, en référence à la moyenne d'âge très basse de l'équipe

Nous ne lui avons pas fait travailler son jeu de tête à la potence pendant l'entraînement. On ne peut pas la régler si bas que ça !
Après un but de la tête de Shinji Kagawa, 1m72...

Parfois, je m'effraie moi-même quand je vois des images de moi à la télé
A propos de son comportement extraverti et parfois agressif au bord du terrain

Vous ne pouvez pas marcher sur vos propres coéquipiers simplement parce que vous êtes un peu fatigué. Ils font encore partie du club !
A ses joueurs, après quelques tacles sévères à l'entraînement

Si vous trouvez que ça pue la transpiration, c'est moi. Le match était très excitant
En 2008, à l'entraîneur de Schalke 04 Fred Rutten, dans l'ascenseur menant à la conférence de presse après un match nul 3:3

Je ne sais vraiment pas tous les combien je me rase. Je n'ai pas de rythme précis pour ça. De toute façon, le matin, je ne peux pas me voir dans le miroir, car je suis très myope
A propos de son look barbe et lunettes

Wenger aime avoir le ballon, jouer au football, se faire des passes. C’est comme un orchestre. Mais qui joue une symphonie silencieuse. Moi, j’aime le heavy metal
A propos de la comparaison entre Arsenal et le Borussia Dortmund

Nous avons un arc et des flèches et si nous visons juste, nous pouvons faire mouche. Il n'y a que le Bayern qui a l'équivalent d'un bazooka. Il est donc probable qu'ils tirent dans le mille, mais nous pouvons être comme Robin des Bois
A propos du Bayern Munich

Götze part parce qu’il est le favori de Guardiola. Si c’est la faute de quelqu’un, c’est de la mienne. Mais je ne peux pas me faire plus petit que je ne suis et apprendre l’espagnol
A propos du transfert de Mario Götze du Borussia Dortmund au Bayern

"Je suis un gars complètement normal, un mec de la Forêt Noire, alors disons le "Normal One" peut-être. J'étais un joueur moyen, je suis juste un entraîneur"
Par opposition à Jose Mourinho, the "Special one"