Marc Wilmots a l'art de laisser sa marque partout oû il passe, dans les mots comme dans les actes. Willy l'a fait en tant que joueur, du Standard Liège, aux Girondins de Bordeaux en passant par Schalke 04 et la Belgique. Il y arrivé aussi avec le costume de sélectionneur des Diables Rouges en décrochant un quart de finale à la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014. "Dur, mais juste" comme il aime à le rappeler, le fils d'agriculteur ne veut jamais s'éloigner de ses principes et de ses valeurs. Wilmots veut surtout les transmettre. FIFA.com a compilé le meilleur des bons mots du "Taureau de Dongelberg".

"La ferme de mon père était prête pour moi. La décision la plus difficile que j'ai dû prendre, cela a été de devenir footballeur pro. Je n'en ai jamais rêvé. Mon père m'a dit que tout le monde n'avait pas cette chance, que je devais le faire et qu'il y aurait la ferme si cela n'allait pas"
Au sujet de la vie qui l'attendait si le football n'était pas venu frapper à sa porte.

"J’ai subi 13 opérations. Si mentalement je n’avais pas été fort, je ne m’en serais jamais sorti. J’ai toujours su profiter des bas pour remonter plus haut"
L'ancien milieu de terrain a cultivé sa force mentale durant toute sa carrière.

"Mon père est Flamand. Il ne m'a jamais parlé en flamand, mais il m'a amené à Saint-Trond, un club flamand. Et je suis du genre "quand tu vas quelque part, tu t'adaptes". Je ne buvais pas de vin avant d'aller à Bordeaux. Mais je m'adapte à la culture, et pas l'inverse. Est-ce que je devais dire : 'Vous, les Bordelais, vous devez manger des frites !'?"
L'évolution par l'adaptation, Wilmots parle aujourd'hui couramment quatre langues

"J'ai appris mon éviction par un simple coup de téléphone. Ce n'est pas mon mode de fonctionnement. Je ne voulais pas partir. Quand j'entame quelque chose, je n'ai pas l'habitude de lâcher. Je veux bien mourir mais avec mes idées. Pas avec celles d'autrui"
Suite à son limogeage de Saint-Trond en 2005, lors de sa deuxième expérience sur les bancs de touche, après un intérim sur celui de Schalke.

"Les critiques, ça entre par une oreille, ça sort par l’autre..."
Willy veut rester son seul juge.

"Il y a quelques années, quand nous montions sur le terrain, même si on avait le Brésil, l’Allemagne ou l’Italie en face de nous, on jouait toujours pour gagner. Et on se disait que quoiqu’il arrive, les adversaires rentreraient chez eux en ayant eu le sentiment que ces petits Belges savaient se battre jusqu’au bout de leurs limites. Ce que les autres font, nous savons le faire aussi. C’est avant tout une question de mentalité…"
En 2006, considérant que les Belges partaient perdants d'avance. Une motivation pour devenir sélectionneur quelques années après ?

"C'est quand le collectif est fort que les individualités ressortent. Pas l'inverse. J'ai remplacé le "je, je, je" par "nous". Et celui qui ne comprend pas s'assied à côté de moi sur le banc"
Une manière personnelle de gérer les égos.

"À dix, quinze minutes de la fin, quand tu es cuit, une petite touche patriotique te donne la faculté mentale de ne pas lâcher. Dans mon équipe, j'en connais quelques-uns capables d'aller dans un mur pour ce maillot"
A propos de la fierté de porter le maillot rouge.

"Cet appareil est vraiment un fléau. Cela nous empêche de communiquer. Ça doit quand même être possible de survivre trois fois 30 minutes par jour sans téléphone"
A propos de la place des smartphones dans la vie d'un joueur.

"L'équipe nationale, c'est ma deuxième famille. Je suis le papa du groupe. Les joueurs peuvent toujours venir me trouver avec leur soucis, qu'ils soient d'ordre financier ou en rapport avec leurs copines.”
Le métier d'entraîneur, ce n'est pas seulement la tactique.

"Je voyais qu'à certains moments du match, il lâchait. Il se contentait de jouer sur trois, quatre éclairs. J'ai beaucoup parlé avec lui : 'Si tu ne t'arraches pas, si tu lâches l'équipe, on est morts, et la Coupe du Monde, tu la verras encore devant ta télé. Pour moi, ce n'est pas grave, j'en ai fait quatre'."
A propos d'Eden Hazard durant les qualifications pour Brésil 2014

“La pression ? Quelle pression ? La pression c'est quand un enfant est gravement malade à l'hôpital, par exemple.”
Wilmots vit le football avec passion mais en prenant toujours du recul.

"Autoriser les femmes des joueurs à être présentes à l'hôtel durant le Mondial? Non ! Quand tu pars au boulot, tu prends ta femme avec toi ?"
En réponse à un journaliste demandant pourquoi les épouses des joueurs ne séjournaient pas au même hôtel

"Avoir peur de Fabio Capello? C'est un fameux entraîneur. Il a entraîné les plus grands. Mais je n'ai jamais vu un coach marquer un but !"
Avant le match face à la Russie, entraînée par l'Italien

“Klinsmann a gardé le sourire. On a discuté comme deux supporteurs, tranquillement. C'était amical. On s'est dit qu'on s'était bien amusé, moi peut-être plus que lui.”
Après le huitième de finale remporté (2:1 a.p.) face aux Etats-Unis à Brésil 2014.

“On place la barre très très haut et on en veut encore plus. L'entraîneur qui va suivre ne va pas s'amuser. Le problème, c'est que cela risque d'être moi !”
A l'heure du bilan d'après-Coupe du Monde.

"Les critiques, je m'en fous. Nous avons gagné quatre matches de suite dans un Mondial, si ça ce n'est pas un succès… Il n'est pas question de changer d'approche. Je suis un entraineur structuré. Avec 1:0, je suis content."
Une critique des critiques...

"Avant, les gens se moquaient de nous. Maintenant plus personne ne rit. Mais ne croyez pas que je suis suffisamment aveugle pour croire que notre équipe fait vraiment partie du Top 5 mondial. Il y en a qui attendent de nous le titre en 2016. Je me demande si ces gens sont fous..." 
Wilmots ne veut pas que la confiance se transforme en arrogance.

"Allez, les enfants. On rentre à la garderie maintenant."
Après un entraînement, comme une illustration de son rapport direct, paternel et bon enfant avec ses joueurs.