Les bons mots de Juan Román Riquelme
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L’Argentin Juan Riquelme se fait toujours remarquer, que ce soit sur le terrain ou en dehors. À 34 ans, il a tout gardé de sa vista, avec des buts et des passes décisives qui ont aidé Boca Juniors à atteindre les demi-finales de la Copa Libertadores en juillet 2012. En dehors, même s’il n’a pas trouvé de club depuis son départ de l’institution xeneize, il brille par ses capacités dialectiques. Précis, clair et acide devant les micros, il sait toujours appuyer là où ça fait mal.

Ci-dessous, FIFA.com vous propose un florilège de ses meilleures phrases.

"Chacun vit le foot à sa façon. Certains disent que je fais la tronche quand je joue, mais Zidane, je ne l’ai jamais vu rigoler, ni quand il gagne ni quand il perd. Pourtant, c’est le meilleur joueur du monde depuis dix ans".
En 2006, concernant sa personnalité sur le terrain.

"Le jour où je ne prendrai plus de plaisir en jouant au foot, j’irai boire un maté avec ma mère".
Concernant sa façon de vivre le football professionnel.

"Bianchi est le plus grand. Qu’il garde pour lui tout ce qu’il a gagné et qu’il ne dirige plus jamais Boca. C’est le meilleur de tous et il mérite une statue devant le club, mais il faut qu’il reste à la maison pour profiter de ses petits-enfants".
Un conseil lors d’une conférence de presse pour Carlos Bianchi, entraîneur le plus titré de l’histoire de Boca Juniors, toujours candidat à reprendre les rênes du club xeneize.

"Je n’ai tué personne, j’ai juste raté un penalty".
Concernant la demi-finale de la Ligue des champions de l’UEFA 2006, perdue par Villarreal face à Arsenal. L’Argentin avait donc échoué depuis les 11 mètres.

"J’aime Boca sans quoi je ne travaillerais pas gratuitement ici. Je suis le seul idiot qui bosse gratuitement, donc personne n’a rien à me dire sur mes responsabilités".
Concernant son contrat particulier de 2009, en vertu duquel il ne percevait pas de salaire pendant 12 mois.

"J’ai pris la décision de ne plus jouer pour l’équipe nationale à compter d’aujourd’hui. Je n’ai pas eu besoin d’y réfléchir très longtemps, car le fait que je doive m'occuper de la santé de ma mère a énormément facilité les choses. En raison des critiques que j’ai reçues, elle a déjà été hospitalisée deux fois depuis la Coupe du Monde. Elle se fait du souci et je dois veiller sur elle. Ma mère, je l’aime énormément et je n’ai pas envie de la faire souffrir".
Riquelme et son étonnant pas de côté vis-à-vis de l’équipe nationale après la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006 à la demande de sa mère.

"J’ai appris que je ne disputerais pas le match amical contre la France à la radio, en écoutant Carlos Bilardo. J’ai aussi entendu dire qu’ils avaient cherché à me joindre. J’ai des principes et ce ne sont pas les mêmes que ceux de l’entraîneur. Je pense sincèrement qu’on ne peut pas travailler ensemble. Il vaut mieux que je laisse ma place à un autre joueur".
Riquelme et son nouveau pas de côté vis-à-vis de l’équipe nationale, en 2009, suite à des différends avec Diego Maradona.

"Pour mon père, je ne joue jamais bien ! Il y a toujours quelque chose qui cloche. Même si la presse estime que j’ai fait un bon match, il vient me parler des passes que j’ai ratées. Il m’en demande toujours plus, mais je pense que c’est bien. Ça m’aide à ne pas me relâcher".
Concernant la relation qui le lie à son père, lors d’une conversation avec FIFA.com.

"Pour moi, il n’y avait rien sur ce papier. C’était juste histoire de perdre un peu de temps et de faire croire à nos frappeurs qu’il savait où ils allaient la mettre. Je me souviens que Cambiasso a frappé ce tir au but à mi-hauteur alors qu’il ne faisait jamais ça à l’entraînement. Et lui il a plongé de ce côté-là. Ça ne colle pas. Pour moi, il n’y avait rien. Mais il a bien joué le coup : il a été malin et nos joueurs étaient un peu perturbés".
Riquelme raconte à FIFA.com sa version de la séance de tirs au but contre l’Allemagne à la Coupe du Monde de la FIFA 2006, lors de laquelle Jens Lehmann avait utilisé un petit papier contenant des informations sur les frappeurs argentins.

"Messi est le plus grand, le meilleur du monde. Cristiano Ronaldo est un joueur de PlayStation, celui qu’on fait frapper du pied gauche, du pied droit… Il est grand, rapide, il est bon de la tête, il en met sur coup franc, sur penalty, et il est habile. Mais celui qui joue le mieux au foot, c’est Iniesta, qui sait quand il faut avancer et quand il faut reculer, quand il faut accélérer et quand il faut temporiser. C’est des choses qui ne s’achètent pas. On peut éventuellement apprendre à frapper, à contrôler la balle, mais pas à savoir tout ce qui se passe sur le terrain. Ça c’est inné".
Concernant Andrés Iniesta, lors d’un entretien avec FIFA.com.

"Je ne continue pas. J’aime ce club, j’adore les supporters et je suis éternellement reconnaissant, parce que je soutiens ce club depuis toujours, mais je me sens vide".
Riquelme et son dernier au revoir pour Boca Juniors, après la défaite en finale de la Copa Libertadores 2012 face à Corinthians.

"J’ai plus de 30 ans et je n’ai pas besoin d’un entraîneur. Falcioni n’avait plus rien à m’apprendre. Qu’est-ce que vous voulez qu’il m’apprenne ? A jouer gardien ?".
Riquelme en conférence de presse, après son départ de Boca Juniors, concernant l’entraîneur Julio Falcioni.

"J’ai toujours dit que sur cette action Yepes a plus de mérite que moi. C’est classique de mener 3:0 et de vivre ce genre d’action. N’importe quel joueur aurait mis en coup de pied. Mais lui m’a suivi jusqu’au corner et n’a rien fait. C’est plus fort de faire ça que de tenter un petit-pont sur ce match".
Concernant le Colombien Mario Yepes, à qui il a mis un mémorable petit pont lors d'un clasico disputé dans le cadre de la Copa Libertadores 2000. Boca menait 3:0 et s’est qualifié pour les demi-finales.

"Le football m’a tout donné. Les poupées sont ce qu’il y a de mieux pour les filles, mais moi, le plus beau cadeau qu’on m’a fait, c’est le ballon".
Riquelme et ses relations avec le ballon, lors d’une conversation avec FIFA.com.