Une pluie de stars, de buts et de beaux gestes s'est abattue sur le Stade Geoffroy-Guichard de Saint-Etienne ce lundi 20 avril à l'occasion de la 12ème édition du Match contre la Pauvreté, dédié cette fois aux victimes de l'épidémie d'Ebola. Comme chaque année depuis 2003, ce match de gala organisé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), à l'initiative de Zinedine Zidane et Ronaldo, et avec le soutien de la FIFA, récolte des fonds pour venir en aide aux plus démunis. 

Face à une sélection stéphanoise, les deux anciens compères du Real Madrid étaient entourés notamment d'Eric Abidal, Fabien Barthez, Youri Djorkaeff, Gianluca Zambrotta, David Trezeguet ou encore Jay-Jay Okocha. "Ça compte beaucoup pour moi", soulignait ce dernier pour FIFA.com avant la rencontre. "C'est une opportunité pour nous, les footballeurs qui sommes gâtés par la vie, de donner aux moins privilégiés. C'est une grande et belle initiative."

L'important c'est d'être là pour continuer ce qu'on a mis en place il y a 12 ans, et pouvoir défendre une cause différente à chaque fois.

Zinedine Zidane

Pour affronter cette constellation de légendes, l'enceinte mythique du club le plus titré de France a eu le plaisir de retrouver d'anciennes gloires, comme Pascal Feindouno, Pierre-Emerick Aubameyang, Dominique Rocheteau, Kurt Zouma, Alex ou encore Julien Sablé.

"Forcément, pour les jambes, c'est de plus en plus dur chaque année", souriait pour sa part Zidane au micro de FIFA.com. "Mais l'important c'est d'être là pour continuer ce qu'on a mis en place il y a 12 ans, et pouvoir défendre une cause différente à chaque fois. Cette année, c'est le virus Ebola qui a fait des ravages en Afrique".

L’épidémie a en effet eu des conséquences désastreuses pour des millions de personnes parmi les plus vulnérables. L'impact économique et social d’Ebola a été particulièrement dévastateur en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, et devrait continuer à se faire ressentir longtemps après l'éradication de l'épidémie. "C'est ce qu'il y a de plus difficile", reprend l'ancien maître à jouer des Bleus face à ce constat alarmant. "Il faut que ça soit une fête et une belle rencontre, tout en faisant passer le message à tous ceux qui regardent le match".

Les deux missions ont été accomplies avec 33 913 spectateurs qui ont répondu à l'appel pour venir remplir un "Chaudron" bouillant de plaisir devant les arabesques de Zidane ou d'Okocha, les sorties kamikazes de Barthez ou les triplés de Ronaldo et d'Aubameyang. La rencontre s'est achevée sur le score de 9:7 pour les locaux, 16 buts inscrits contre un seul et même adversaire : la pauvreté.

La FIFA s'était pour sa part déjà engagée dans le combat contre le virus et pour soutenir ses victimes. L'instance dirigeante du football mondial et les Nations unies avaient décidé d'unir leurs efforts pour endiguer la propagation de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest. La pelouse de l'Antoinette Tubman Stadium de Monrovia, dont la FIFA avait fait don à la Fédération libérienne de football, a été utilisée par deux grandes unités de traitement d'urgence des personnes infectées. La FIFA, dont l'une des missions est de "bâtir un meilleur avenir", avait immédiatement exprimé son soutien à cette proposition de convertir le terrain en unités de traitement. "Grâce à la collaboration fondamentale, fructueuse et continue entre la FIFA et les Nations unies, aujourd'hui nous pouvons utiliser le pouvoir du football pour combattre l'épidémie d'Ebola", estimait le Président de la FIFA, Joseph S. Blatter.