• Nia Künzer est entrée dans l'histoire grâce à un but en or
  • À ses yeux, The Best - Joueuse de la FIFA doit posséder plusieurs caractéristiques
  • Elle estime que Dzsenifer Marozsan peut succéder à Carli Lloyd

Dès que l'on évoque la carrière de Nia Künzer, la finale de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2003™ vient immédiatement à l'esprit. Elle restera à jamais comme celle qui a offert à l'Allemagne son premier sacre mondial, en inscrivant un but en or contre la Suède en prolongation.

"Quand je suis seule, je ne regarde jamais les images de ce fameux but", assure Künzer à FIFA.com. "Je n'en ai pas besoin car on me les remontre souvent lors d'événements publics. C'est toujours agréable de revivre ces moments. C'était une belle époque. Collectivement et individuellement, nous avons vécu de grandes choses. C'était l'un des épisodes les plus mémorables de mon existence."

Le saviez-vous ?

  • La règle du but en or est restée en vigueur pendant dix ans. Elle a été appliquée pour la première fois en 1993, à l'occasion du Championnat du Monde Juniors de la FIFA en Australie.
  • Oliver Bierhoff, Zinedine Zidane et David Trezeguet comptent parmi les grands noms qui en ont bénéficié.

À l'issue de cette finale, Künzer ne portera plus qu'occasionnellement le maillot de la sélection. En 2006, elle annonce sa retraite internationale, avant de mettre un terme définitif à sa carrière à l'issue de la saison 2007/08, à l'âge de 37 ans. Elle n'a cependant pas coupé les liens avec sa discipline, elle qui travaille désormais comme consultante à la télévision. Durant la Coupe du Monde Féminine 2019, elle fera à nouveau profiter le public allemand de son expertise.

"En tant que pays hôte, j'imagine que la France se réjouit à l'idée d'organiser ce tournoi", estime-t-elle. "Ces dernières années, les Françaises ont réalisé des choses très intéressantes en club. Lyon et Paris ont énormément progressé. L'équipe de France pratique un football technique et spectaculaire. Il ne manque plus qu'un titre aux Bleues. Tous les Français ont un rôle à jouer s'ils veulent que cette génération dorée, qui n'est pas sans rappeler celles que les hommes ont connue en 1998, devienne championne du monde", poursuit-elle.

En attendant la phase finale, l'actualité du football féminin sera dominée par l'élection The Best – Joueuse de la FIFA. Quels sont les atouts dont il faut disposer pour devenir la meilleure au monde ? L'avis de Künzer :

  • Avoir une vision sportive et jouer dans une grande équipe
  • Être incontournable sur le terrain
  • Savoir prendre ses responsabilités dans les moments difficiles

"Il faut posséder toutes ces qualités pour être la meilleure joueuse du monde. L'an dernier, c'est Carli Lloyd qui a été élue, à fort juste titre", constate l'ancienne internationale allemande née au Botswana.

Künzer a déjà sa petite idée sur l'identité de la joueuse qui pourrait succéder à l'Américaine au palmarès de cette prestigieuse distinction. "Depuis deux ans, Lloyd est incontournable. Elle domine la compétition et fait figure de référence. Mais plusieurs joueuses sont capables de profiter des qualifications pour la Coupe du Monde pour se faire un nom. Dans cette optique, Dzsenifer Marozsan représente l'un des meilleurs espoirs allemands. Elle est désormais capitaine de la Mannschaft, elle sait hausser le ton dans les moments importants et elle enchaîne les performances de haut niveau avec Lyon. Il y a plusieurs joueuses extraordinaires. Ça tombe bien, le football féminin en a besoin. Il lui faut des figures de proue pour continuer à avancer."