• Samantha Kerr est la première Australienne nominée pour The Best
  • Elle vient d'une longue lignée de sportifs
  • Elle estime avoir beaucoup appris aux côtés de la tenante du titre, Carli Lloyd

À 15 ans, Samantha Kerr est devenue la plus jeune internationale australienne de l'époque. Quelques mois auparavant, la lycéenne était déjà plus jeune joueuse à débuter et à marquer en W-League australienne. Son ascension a été si fulgurante que personne ne connaissait son nom lorsqu'elle a revêtu pour la première fois le maillot de l'équipe nationale. Pour beaucoup, elle n'était encore que "la sœur de Daniel Kerr", l'un des meilleurs joueurs de football australien.

Mais Samantha Kerr n'a pas tardé à se faire un prénom, en collectionnant les exploits. Elle s'est notamment adjugé le titre de Joueuse de l'année au terme de sa dernière saison parmi l'élite australienne. Dès 2013, elle a fait ses valises pour la NWSL américaine. Pour sa cinquième saison dans le championnat nord-américain, elle caracole en tête du classement des buteuses. Ses 16 réalisations en 2017 lui valent d'égaler la moisson record de Kim Little sur une seule saison.

Compte tenu de ses états de service, sa présence parmi les nominées pour le titre de The Best - Joueuse de la FIFA n'a rien d'une surprise. Première Australienne à figurer parmi les candidates à une récompense individuelle de la FIFA, Kerr fait désormais l'objet de toutes les attentions au pays. "On ne sait jamais trop ce qui peut arriver dans ce type de situation. Quelques personnes m'en avaient parlé, mais j'ai essayé de ne pas m'emballer. C'était donc une belle surprise", explique l'intéressée à FIFA.com après la publication de la liste des nominées. "Bien entendu, c'est aussi un très grand honneur."

Kerr a eu la chance de jouer aux côtés de deux autres candidates à cette  récompense. Elle a fréquenté la tenante du titre Carli Lloyd au Western New York Flash. Elle a également eu l'occasion de s'entraîner avec Jodie Taylor, lors du passage de l'Anglaise au Sydney FC. "J'ai vraiment beaucoup apprécié de jouer avec Carli. Elle m'a prise sous son aile et nous sommes devenues de bonnes amies. Nous nous parlons très fréquemment. J'ai beaucoup appris en l'observant au quotidien. Son programme d'entraînement est très instructif car elle sait prendre soin de son corps", explique-t-elle.

Sportive complète
Cet aspect intéresse particulièrement Kerr, qui aurait pu raccrocher les crampons prématurément. Tenue éloignée des terrains pendant huit mois par une blessure au genou, elle a encore raté huit mois de compétition suite à un problème au pied. "Je dis toujours que cette blessure au pied n'a pas seulement bouleversé ma carrière ; elle a changé ma vie. J'ai failli tout arrêter. Ces coups du sort m'ont obligée à devenir plus sérieuse et plus professionnelle."

Surtout que Kerr est une sportive au sens large, notamment grâce à son enfance sur la plage de Fremantle, à l'ouest de l'Australie. Les sauts périlleux qu'elle exécute à chacune de ses réalisations constituent une preuve de ses qualités athlétiques. "J'étais destinée à devenir sportive. Quand j'étais petite, j'ai pratiqué toutes les disciplines possibles et imaginables. Ça peut sembler dur mais dans une famille comme la mienne, on peut rapidement se sentir à l'écart si on n'aime pas le sport", conclut Kerr.