Première participation et première demi-finale pour la Suisse. Grâce à un Dejan Stankovic de gala, les Helvètes sont venus à bout d’une solide équipe de Russie qui n’aura jamais trouvé la solution pour museler l’artiste Suisse lors de ce deuxième quart de finale de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Dubaï 2009.
Frapper, défendre, dribbler : il sait tout faire. Dejan Stankovic est un vrai poison pour les Russes dès les premières minutes. Sur son premier coup franc obtenu, il fait parler sa puissance en trompant Andrey Bukhlitskiy depuis le milieu de terrain, un avantage que les Suisses tiennent jusqu’à la sirène. Mais les Soviétiques ne cachent pas leurs ambitions : ils veulent remporter le tournoi et démontrent qu’ils ont les capacités pour. Sur le coup d’envoi de la deuxième période, une superbe combinaison est conclue par Alexey Makarov, tout en finesse.
De la race des grands
Mais Stankovic, pour sa première participation, prouve qu’il est de la race des très grands. Il ne lui faut que 30 secondes pour remettre son équipe en tête au tableau d’affichage. Dommage que tous ses coéquipiers ne soient pas au même niveau. Le gardien Nico Jung notamment, qui commet une erreur de relance dont profite immédiatement Dmitry Shishin en fin de deuxième période. De volée, il remet les deux équipes à égalité.
Mais même si les deux équipes évoluent à un très bon niveau, un ingrédient fait pencher la balance côté suisse. Le Portugal a Madjer, l’Espagne a Amarelle, le Brésil a Buru. La suisse, elle, a Stankovic. Une frappe sur la barre ne le décourage pas, et dans la minute suivante, son ciseau retourné trompe Bukhlitskiy pour la troisième fois. La Russie ne reviendra pas et verra même les néophytes suisses s’imposer avec une marge plus grande grâce Stephan Maier.
En demi-finale, les Suisses seront opposés au vainqueur du match entre l’Espagne et l’Uruguay.
