L'Etoile Sportive du Sahel représentera le continent
africain lors de la prochaine Coupe du Monde des Clubs de la FIFA.
Au terme d'une finale à rebondissements, les Tunisiens
l'ont emporté 3:1 sur les Egyptiens d'Al Ahly, vendredi
dernier au Caire.
Ce résultat constitue sans doute l'une des plus grosses
surprises de l'histoire de la compétition. L'issue est
d'autant plus cruelle pour les Alhaouis qu'ils tenaient là
une occasion unique d'entrer dans l'histoire en remportant
une troisième couronne continentale consécutive. Le palmarès du
nouveau champion d'Afrique, qui fête là son premier sacre,
paraît en effet bien maigre au regard de celui du quintuple
vainqueur de la Ligue des champions.
Au terme de la finale aller, sanctionnée par un score nul et
vierge, personne ne donnait cher des chances des Sahéliens. Il faut
dire qu'Al Ahly a pris l'habitude de faire régner sa loi
dans son stade international du Caire, ces dernières années.
Pourtant, malgré un début de partie prometteur, les Egyptiens
n'ont jamais véritablement réussi à faire douter leurs
adversaires, qui se sont définitivement détachés en toute fin de
match.
Les Tunisiens n'en méritaient pas moins, car ils ont eu
le mérite de prendre des risques. Alors que beaucoup leur
prédisaient un véritable calvaire dans la capitale égyptienne, les
visiteurs ont choisi de prendre le jeu à leur compte. L'Etoile
est d'ailleurs la première à se montrer dangereuse, dès la
troisième minute de jeu, sur un bon coup franc de Mohamed Ali
Nafkha. Mais Al Ahly n'entend pas subir devant son public.
Ecarté de la finale aller, Emad Moteab fait son grand retour
en tant que titulaire chez les champions d'Afrique en titre.
Bien servi par Flavio, l'Egyptien voit sa tentative repoussée
par le poteau. Cinq minutes plus tard, il est à nouveau à
l'affût pour profiter d'un mauvais dégagement de la défense
étoilée, mais sa frappe instantanée passe largement au-dessus de la
transversale.
C'est pourtant la visite qui va ouvrir le score, juste
avant la mi-temps. Mouri Ogunbiyi, vainqueur de l'épreuve à
deux reprises avec Enyimba, centre à destination de Sabeur Ben
Frej, qui remise vers Afouane Gharbi, totalement démarqué au point
de penalty. Le milieu de terrain prend tout son temps pour ajuster
sa frappe, qui trompe le malheureux Essam Al Hadari à la faveur
d'une légère déviation.
Pour une équipe cairote qui n'avait jusque-là toujours
pas concédé le moindre but à domicile en Ligue des champions, le
coup est rude, d'autant que les Egyptiens doivent désormais
marquer deux fois pour remporter la finale. A la pause, Manuel José
décide de faire entrer Hassan Mostafa en milieu de terrain et, cinq
minutes plus tard, les deux équipes sont de nouveau à égalité. Un
coup franc très travaillé de Gilberto trouve le grand Emad Al
Nahhas, qui place une tête imparable hors de portée du gardien
tunisien.
Mais la rencontre bascule à nouveau lorsqu'Al Nahhas se
rend coupable d'un acte d'antijeu caractérisé en retenant
Amine Chemiti par le maillot. L'arbitre marocain de la
rencontre, M. Abedrarhim El Arjoune, n'a dès lors pas
d'autre choix que d'expulser le joueur local.
Réduits à dix et dans l'obligation de marquer pour faire
la différence, les Cairotes se retrouvent le dos au mur. Les hommes
de Manuel José se ruent malgré tout à l'assaut du but tunisien,
tandis qu'Ahmed Sedik fait son entrée dans les derniers
instants du match, pour apporter un peu de profondeur au jeu des
champions d'Afrique. De son côté, la défense de l'Etoile
plie mais ne rompt pas.
Dans les cinq dernières minutes de la partie, les Tunisiens
marquent à deux reprises et peuvent enfin laisser éclater leur
joie. Chermiti donne l'avantage aux visiteurs en venant
conclure une contre-attaque rondement menée, avant que Moussa Nary
n'inscrive le troisième et dernier but de l'Etoile, mettant
ainsi fin à un suspense qui aura duré près de 180 minutes.
L'Etoile brille dans le ciel du Caire
(FIFA.com) Samedi 10 novembre 2007
