Les joueurs de Sepahan rêvaient de revanche mais leur deuxième confrontation face aux Reds a été sanctionnée par une nouvelle défaite. Un mois après leur échec (0:2) en finale retour de la Ligue des champions de l'AFC face à ces mêmes Japonais, les Iraniens ont mordu la poussière en quart de finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, ce lundi. Tandis que les joueurs d'Urawa fêtaient cette nouvelle victoire en compagnie de leurs fans en délire, les Perses quittaient le terrain la tête basse.

"Evidemment, nous espérions l'emporter, confiait Luka Bonacic, l'entraîneur croate de Sepahan, après la défaite (1:3) de son équipe. Mais le football est imprévisible. Aujourd'hui, Urawa était plus fort que nous. Les Japonais ont mérité leur victoire." Désormais, il ne reste plus aux Iraniens et à leur entraîneur qu'à entamer le long voyage de retour.

"C'était un grand honneur pour nous de participer à ce tournoi. La Coupe du Monde des Clubs de la FIFA signifie beaucoup pour nous. Nous étions venus avec l'espoir de réussir quelque chose de spécial, mais les choses ne se sont pas passées comme nous l'aurions souhaité. Peut-être aurons-nous un jour la chance de revenir ici. Il faudra alors faire mieux".

Malgré cette défaite, les joueurs de Sepahan ont démontré que leur présence au sein de l'élite mondiale ne devait rien au hasard. Leur victoire 3:1 sur Waitakere United ne souffre aucune contestation. Tout au long de la compétition, l'équipe iranienne a su proposer un jeu technique et résolument tourné vers l'offensive, grâce notamment à son duo irakien composé de Emad Mohammed et Abdul Wahab Abu Al Hail. Mahmoud Karimi s'est lui aussi distingué au sein d'une formation qui a su enthousiasmer les spectateurs et gagner le respect de ses adversaires.

"Nous avons dû lutter du début à la fin pour battre Sepahan en finale de la Ligue des champions. Nous savions donc ce qui nous attendait. Nous avons eu affaire à une équipe très inspirée sur le plan offensif, mais aussi difficile à manœuvrer en défense, précisait Holger Osieck, l'entraîneur d'Urawa, à l'issue du quart de finale. Sepahan est une formation de haut niveau, qui n'a aucune faiblesse apparente. J'ai beaucoup de respect pour ces joueurs et pour leur entraîneur, qui a accompli un travail absolument remarquable".

Place aux jeunes
A sa décharge, Bonacic a dû composer avec les absences conjuguées de plusieurs titulaires indiscutables. Mais, loin de se laisser abattre par ces circonstances défavorables, le Croate a profité de l'occasion qui lui était offerte pour donner une chance aux plus jeunes. Ehsan Hajysafi, 17 ans, a ainsi pu disputer les deux matches de son équipe en tant que titulaire. "Il est encore très jeune, mais il a une marge de progression intéressante", confie Bonacic au sujet de son jeune milieu de terrain.

Avec des joueurs comme Jalalaldin Ali Mohamadi, Abolhassan Jafari, Reza Talabeh ou encore Amirhossein Sadeghzadeh, Sepahan dispose d'une nouvelle génération pleine de talent qui pourrait bien conduire le club vers de nouveaux sommets. "Malheureusement, nous n'avons pas les moyens d'attirer de grandes stars étrangères. Nous sommes donc contraints de faire le pari de la jeunesse. Il y a beaucoup de joueurs intéressants au club et je ne manquerai pas de les utiliser dans les prochains mois", poursuit le Croate.

Le mot de la fin revient au défenseur Jaba Mujiri : "Nous quittons une compétition fantastique et un pays formidable. L'organisation était parfaite. Nous nous sommes tout de suite sentis très à l'aise et nous avons passé beaucoup de bons moments, ici au Japon. Il ne nous reste plus qu'à espérer que nous pourrons être à nouveau présents l'année prochaine !"