Comme on pouvait s'y attendre, Al Ahly a fait un premier pas vers la qualification pour la finale de la Ligue des champions de la CAF en obtenant un résultat positif au Nigeria. En revanche, la surprise est venue de Coton Sport. En s'imposant 1:0 à Harare devant les Dynamos, le club camerounais semble avoir pris une option décisive sur le second ticket mis en jeu.
De son côté, Al Ahly a réussi à contenir les formidables attaquants d'Enyimba, pourtant très en verve depuis le début de la compétition. Cette excellente performance défensive permet aux Egyptiens de revenir d'Aba avec un match nul prometteur (0:0). A deux semaines des demi-finales retour, Al Ahly et Coton Sport ont donc pris un léger avantage sur leurs rivaux.
Pourtant, les deux clubs n'ont pas grand-chose en commun. Le géant cairote tient en effet l'occasion de disputer sa quatrième finale continentale consécutive, un exploit qui n'a été réalisé qu'une seule fois dans l'histoire du football africain, il y a près de quarante ans de cela. En cas de victoire en finale, Al Ahly serait sacré pour la sixième fois, ce qui constituerait un nouveau record. Le club a acquis une véritable culture de la victoire sous la direction du Portugais Manuel José. Pour les joueurs comme pour les supporters, la défaite est devenue inconcevable.
Première pour Coton Sport
A l'inverse, Coton Sport n'avait jamais atteint ce niveau de la compétition auparavant, et pour cause : les Camerounais n'avaient même jamais réussi à se qualifier pour la phase de poules de la Ligue des champions de la CAF. Cela ne les a pas empêchés de prendre tout le monde par surprise et de décrocher la première place du Groupe B. Les Zimbabwéens de Dynamos étaient prévenus, mais cela n'a pas suffi. Un but de l'international nigérien Kamilou Daouda, son sixième de la compétition, a fait basculer le sort de la rencontre en faveur des visiteurs à la 32ème minute de jeu.
Toujours aussi discipliné sur le plan tactique, Al Ahly s'est présenté au Nigeria dans une formation résolument défensive. Les trois milieux défensifs titularisés par Manuel José étaient là avant tout pour museler les attaquants d'Enyimba. Les locaux se sont donc heurtés à un véritable rideau de fer, même s'ils auraient pu faire la différence à cinq minutes du coup de sifflet final. Malheureusement, Emeka Akueme a totalement manqué sa reprise sur un centre venu de la gauche. Les Nigérians sont donc désormais condamnés à l'exploit dans deux semaines, au Caire, pour accéder à la finale.
