L'an dernier, Pachuca avait abordé la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA japonaise avec de grandes ambitions. La présence de cadors comme l'AC Milan et Boca Juniors n'intimidait pas le club mexicain, qui avait raflé deux sacres nationaux et trois titres internationaux au cours des 18 mois précédents.
Malgré leurs ambitions, les Tuzos étaient revenus au bercail plus tôt que prévu, suite à leur défaite face aux Tunisiens de l'Étoile du Sahel lors de leur entrée en lice. Christian Giménez avait fait son match, mais le ballon n'avait jamais fait trembler les filets nord-africains. A peine arrivés, les Aztèques avaient dû tirer un trait sur leurs rêves de gloire...
"Se faire éliminer par Boca, c'était une chose, c'était envisageable. Nous savions que ça aurait été un grand match", reconnaît Giménez lors de son entretien avec FIFA.com. "Mais nous n'avions pas envisagé une élimination dès le premier tour. L'équipe a bien joué, elle s'est créé des occasions, mais elle n'a pas marqué. Nos adversaires ont mis leurs occasions au fond et ils nous ont éliminés."
Quelques mois plus tard, le club de la Bella Airosa renoue avec la prestigieuse compétition grâce à sa victoire face aux Costaricains de Saprissa en finale de la Coupe des Champions de la CONCACAF. Une occasion de prendre une revanche, même si El Chaco ne voit pas les choses de façon aussi basique. "Je ne sais pas si l'on peut parler de revanche. Peut-être un peu. Cette compétition nous tient à cœur. L'an dernier, nous avons vécu une mauvaise expérience puisque nous avons été éliminés rapidement", estime l'attaquant argentin. "Nous abordons cette compétition avec l'ambition d'y tenir un rôle important. Rares sont les équipes à avoir l'occasion de disputer deux Coupes du Monde des Clubs", ajoute Giménez.
Utiliser les enseignements
Pachuca se rendra au Japon avec un groupe très similaire à celui de l'an dernier. Le onze de départ n'a subi que quelques retouches. Cette équipe se connaît tellement bien que Christian et ses coéquipiers se trouvent pratiquement les yeux fermés. "Ce que nous avons vécu l'an dernier va nous servir d'expérience. Je pense à la préparation, à la façon d'aborder l'événement. Les aspects négatifs vont beaucoup nous aider aussi."
Cette année, les Tuzos se présenteront au Pays du soleil levant dans des dispositions complètement différentes. En 2007, ils sortaient de 18 mois surchargés sur les scènes nationale et continentale. Cette fois, les Mexicains ont largement eu le temps de recharger les accus.
"Nous espérons arriver en meilleure forme. Je crois que l'an dernier, nous avions connu un passage à vide, à la fois physique et footballistique", reconnaît l'ancien joueur de Boca Juniors et d'Independiente. "Cette fois, nous avons disputé moins de matches ensemble, mais l'équipe monte peu à peu en régime. Le championnat du Mexique est une compétition de bon niveau. Nous allons arriver dans les conditions optimales pour tenir un rôle important."
L'an dernier, l'affiche AC Milan - Boca Juniors était quelque peu prévisible. Cette fois, tous les experts s'accordent à désigner un grandissime favori : Manchester United. En quart de finale, les Tuzos affronteront les Egyptiens d'Al Alhy. S'ils s'imposent, ils auront rendez-vous en demie avec la Liga Deportiva Universitaria de Quito. Le club équatorien a créé la sensation en remportant la Copa Libertadores, mais la rançon de son succès n'a pas tardé à venir, avec le départ de plusieurs cadres.
La finale ne semble donc pas inaccessible, mais Giménez ne veut pas jouer les fiers-à-bras. "Il peut toujours y avoir une surprise comme lors du premier match, l'an dernier, où nous avions été éliminés. A part Manchester, je crois que tous les autres devront se battre pour accéder à la finale."
La vie du bon côté
Avant l'interview avec FIFA.com, plusieurs joueurs de Pachuca ont tenu une conférence de presse pour la télévision japonaise. La barrière de la langue n'a pas empêché Christian de faire apprécier son côté blagueur. Les cibles préférées de ce chambreur ? Les journalistes et ses coéquipiers.
Le bonhomme est-il toujours aussi jovial ? "Oui, j'essaie de profiter au maximum de ce que je fais. J'ai mûri maintenant. Ça fait maintenant pas mal de temps que je fréquente le milieu du football, autant en profiter. Jour après jour, que ce soit au Mexique ou à l'extérieur, j'adopte le même comportement : quand il faut travailler sérieusement, je travaille sérieusement. Mais il faut prendre du recul et essayer d'être toujours de bonne humeur. C'est ma façon d'être, je suis toujours comme ça, que ce soit dans les bons ou dans les mauvais moments", conclut El Chaco.

