A Pachuca, la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA réveille un souvenir douloureux, celui de l'élimination d'entrée à Japon 2007. Les Tuzos sont bien déterminés à tout mettre en œuvre pour que l'histoire ne se répète pas.
"L'élimination de l'année dernière a créé beaucoup de frustration dans le groupe. Immédiatement, nous n'avons pensé qu'à une chose : prendre notre revanche. Nous savions que pour cela, il fallait être sacré champion de la CONCACAF et grâce à Dieu, nous avons réussi. Maintenant, nous devons réussir notre tournoi et laisser une bonne image", explique Leobardo López à FIFA.com.
En un an, l'effectif de la Bella Airosa est resté à peu près stable, à une différence près toutefois selon le défenseur central : "Nous savons maintenant que dans ce genre d'occasion, vous n'avez pas le droit à l'erreur. Aujourd'hui, nous sommes entièrement concentrés sur ce premier match. Nous allons tout faire pour le gagner afin de ne pas revivre la même chose que l'année dernière. Pour cela, il faudra faire preuve d'énormément de concentration et d'application".
Ceux qui connaissent bien la formation mexicaine le savent, les raisons de la grande désillusion de Japon 2007 sont multiples : excès de confiance, programme chargé avant le tournoi, distractions diverses... López est convaincu que l'expérience d'il y a un an aidera les siens à obtenir un meilleur résultat cette année. A cet égard, l'élimination précoce de Pachuca dans les play-offs du championnat aztèque est peut-être une bonne chose. "Il est certain que cela nous a donné le temps de nous préparer au mieux", poursuit le Mexicain.
Mieux que la troisième place...
En 2007, tout le monde attendait une finale entre l'AC Milan et Boca Juniors. A la veille du coup d'envoi de l'édition 2008, c'est Manchester United qui fait figure de grand favori, d'autant plus que le représentant sud-américain a un palmarès moins étoffé que la plupart de ses prédécesseurs. De quoi donner des idées aux champions des autres continents ? "Il est évident que la Liga de Quito vise au moins la finale. Nous savons que Manchester a toutes les chances d'aller au bout. Nous aimerions leur disputer le titre. Ce serait une expérience fondamentale et inoubliable. Mais chaque chose en son temps", analyse López.
Objectif avoué pour le club de l'Hidalgo : faire mieux que la troisième place obtenue par Necaxa lors de l'édition inaugurale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA. Ironie de l'histoire, à cette occasion, les Mexicains étaient tombés face à Manchester United en demi-finale. L'histoire peut-elle se répéter ?
"Espérons que oui. Au niveau international, Pachuca a déjà remporté une grande compétition (la Copa Sudamericana 2006), ce qui représente quelque chose d'inédit pour le football mexicain", rappelle López. "Nous voulons porter haut les couleurs de notre pays, qui a besoin de franchir un palier. Nous avons l'occasion de contribuer à cela."
Rêver en grand
A 25 ans, López est titulaire depuis trois saisons à Pachuca. En d'autres termes, il a cessé d'être un espoir du football mexicain pour devenir, au cours des 12 derniers mois surtout, l'un des meilleurs joueurs du pays à son poste. "C'est vrai qu'il s'est passé beaucoup de choses au cours des 12 derniers mois. J'ai acquis pas mal d'expérience et beaucoup appris. Le fait d'être appelé en sélection m'a également aidé. Je pense que tout cela va se ressentir dans cette Coupe du Monde des Clubs, par exemple pour aborder les matches plus calmement", indique-t-il.
Son poste est l'un des mieux pourvus au Mexique. Outre les titulaires quasiment incontestés en équipe nationale que sont Rafael Márquez et Johny Magallón, la concurrence est féroce avec les arrières centraux aztèques évoluant dans les divers championnats européens : Aarón Galindo, Francisco Javier Rodríguez ou encore Héctor Moreno. Dans ce domaine, la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA est forcément un atout pour qui frappe à la porte d'El Tri.
"C'est sûr, pas seulement la Coupe du Monde d'ailleurs, mais chaque match. Je dispute chaque rencontre en me disant que pour être appelé en sélection, il faut toujours être à un très haut niveau. Car l'équipe nationale compte des joueurs de très grande qualité. C'est pour cela qu'en club, j'essaie toujours de m'appliquer et de toujours progresser de match en match", affirme celui qui, d'ici quelques jours, pourrait bien avoir à surveiller les Cristiano Ronaldo, Wayne Rooney et autres Carlos Tévez. "Il faut avoir de l'ambition, penser en grand. J'espère bien avoir à marquer les joueurs que vous avez cités. Cela signifierait que nous avons bien fait les choses et que nous avons atteint la finale", conclut-il.
Une chose est sûre, s'il atteint la finale, Pachuca aura réglé ses comptes avec le passé.

