A 37 ans, l'historique capitaine du Pachuca CF s'apprête à faire ses adieux. Après avoir remporté cinq championnats du Mexique, deux Coupes des Champions de la CONCACAF, une Copa Sudamericana et une Superliga nord-américaine avec les Tuzos, Gabriel Caballero pense déjà à la vie après le football.
Pour le milieu de terrain aztèque, la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA pourrait donc constituer le point d'orgue d'une carrière resplendissante. Pour être tout à fait exact, et comme il l'a confié à FIFA.com, le joueur emblématique de la Bella Airosa raccrochera définitivement les crampons l'été prochain, lorsque prendra fin le tournoi de clôture mexicain 2009.
Place aux jeunes
"Je vais prendre ma retraite à la fin du prochain championnat du Mexique, c'est-à-dire entre avril et juin, a annoncé Caballero lors d'un entretien avec FIFA.com. C'est donc ma dernière Coupe du Monde des Clubs."
L'Argentin naturalisé mexicain avait déjà parlé de son départ en retraite il y a un an, mais de façon assez évasive. Les choses se sont précisées. Avec les années, la motivation diminuerait-elle ? "Non, ça n'a rien à voir avec l'âge. Ça dépend surtout de comment on se sent et de la volonté que l'on a de continuer à servir son club, ses coéquipiers et son entraîneur. Pour ce qui est de l'énergie et de la motivation, je les aurai toujours. "
"Je crois que le football exige deux choses : des qualités techniques et une excellente condition physique. A partir du moment où vous avez cela, vous pouvez continuer à jouer, poursuit Caballero. Il y a beaucoup de jeunes qui frappent à la porte. Ils sont bourrés d'ambition et veulent se faire une place en équipe première. Le moment est venu de leur donner leur chance", ajoute-t-il.
"D'ici-là, j'espère évidemment que nous obtiendrons les meilleurs résultats possibles. Je tiens à prendre ma retraite avec le sentiment du devoir accompli. Si j'avais arrêté après la Coupe du Monde des Clubs de l'année dernière, je serais resté sur ma faim. Cette année, j'espère que ce sera différent", indique-t-il.
Une revanche non, une opportunité oui
Contrairement à la plupart de ses coéquipiers, le capitaine tuzo estime que pour Pachuca, cette deuxième participation consécutive à la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA ne constitue pas une revanche.
"C'est une nouvelle opportunité de montrer notre jeu, de donner une bonne image de notre équipe et de représenter au mieux notre club et notre pays. C'est de cette manière que nous abordons cette Coupe du Monde : avec l'envie de faire mieux que la fois précédente."
Il est vrai que lors de la dernière édition du tournoi, la formation mexicaine avait déçu. Débarqués au Japon forts de leurs deux titres nationaux et trois sacres internationaux conquis en l'espace de seulement 18 mois, Caballero et les siens avaient trébuché sur le premier obstacle, l'équipe tunisienne de l'Etoile du Sahel. "Nous pratiquions un très bon football et puis la machine s'est grippée, au moment justement de disputer la Coupe du Monde des Clubs, admet-il. Mais cette année, c'est le contraire. Je pense que nous sommes en train de monter en puissance. Cela va se voir au Japon. L'équipe est très bien en ce moment. Je suis persuadé que cette année, nous allons faire une bien meilleure prestation que l'an dernier."
En décembre 2007, Pachuca avait laissé passer l'occasion de rencontrer Boca Juniors ou l'AC Milan. Cette fois, le grand favori s'appelle Manchester United. Mais pour avoir une chance de défier les Red Devils, il faudra d'abord prendre le dessus sur les Egyptiens d'Al Ahly et les Equatoriens de la Liga de Quito.
"Il est évident que ça va être très difficile. L'année dernière, nous étions supérieurs à l'Etoile du Sahel. Si nous n'avions pas perdu ce match, je crois que nous aurions pu battre Boca. Je suis convaincu que nous avions les moyens d'arriver en finale. Mais c'est impossible à vérifier, car nous avons été éliminés dès le premier match."
"Tout dépend de la forme de chaque équipe. Je ne sais pas si ce sera nous ou une autre équipe [en parlant de l'adversaire de Manchester United], mais je crois que nous avons la possibilité et les qualités pour remporter notre premier match. C'est d'ailleurs peut-être ça le plus difficile, car au premier tour, les équipes ont tendance à pratiquer un jeu très défensif. De notre côté, nous sommes plus à l'aise contre les équipes qui ont envie de jouer."
Comme Manchester ? Inutile de dire que pour Caballero, une finale contre les champions d'Europe en titre constituerait la scène idéale pour un chant du cygne.
