Pour les équipes qui s'apprêtent à disputer la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2008, l'heure est à l'adaptation. Décalage horaire, températures basses à cette époque de l'année au pays du Soleil levant : autant de facteurs auxquels les candidats au titre suprême vont devoir s'habituer au plus vite. L'accueil chaleureux des supporters japonais devrait les y aider.

Pour les équipes les plus éloignées de l'Extrême-Orient ou peu accoutumées aux conditions climatiques fraîches qui règnent en ce moment sur le Japon, une bonne façon de préparer la compétition consiste à arriver le plus tôt possible afin de s'habituer.

Les premiers à poser le pied sur le sol nippon ont été les joueurs d'Adélaïde United et de Waitakere United. Le temps d'un vol au-dessus du Pacifique, Australiens et Néo-Zélandais sont donc passés d'un climat quasi estival à une température de 10 °C.

"Nous commençons à avoir l'habitude de jouer au Japon. En Ligue des champions de l'AFC, nous sommes tombés tour à tour sur les Kashima Antlers et sur le Gamba Osaka", expliquait l'entraîneur d'Adélaïde Aurelio Vidmar, la veille de la victoire de son équipe sur Waitakere.

Tombeur des Australiens en finale de l'épreuve suprême du continent asiatique, Osaka retrouvera Adélaïde en quarts de finale de ce Japon 2008. L'occasion pour Vidmar et les siens de prendre leur revanche...

Son homologue Chris Milicich espérait que ses hommes puissent exploiter leur expérience de l'année passée (où ils avaient également connu la défaite dès leur entrée en lice dans le tournoi) pour se présenter dans les meilleures dispositions à Japon 2008.

Malheureusement pour Waitakere, il n'en a rien été. "Nous nous sommes pourtant bien préparés. Nous avons eu une semaine de plus pour nous acclimater et nous entraîner. Nous avons travaillé très dur", explique le coach néo-zélandais.

Utiliser l'expérience
Les Mexicains de Pachuca ont eux aussi participé à la précédente édition de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA. Ils en ont tiré les enseignements, notamment en arrivant plusieurs jours avant leur premier match (contre les Egyptiens d'Al Ahly), afin de s'acclimater à Tokyo et de se remettre du décalage horaire. Ils ont par ailleurs disputé plusieurs matches amicaux pour arriver fin prêts le jour J.

"L'acclimatation s'est bien passée. Il est très important pour nous de réussir notre premier match. Après, la machine sera lancée. Le froid n'est pas un problème. Le point positif, c'est que nous n'avons aucun joueur blessé", confie Enrique Meza, l'entraîneur de Pachuca, alors que les Tuzos se préparent à défier Al Ahly au Stade national de Tokyo.

Il est très important pour nous de réussir notre premier match. Après, la machine sera lancée. Le froid n'est pas un problème.
Enrique Mezza, entraîneur confiant de Pachuca

 

Passés brusquement de la douceur méditerranéenne au froid de Tokyo, les joueurs d'Al Ahly avaient été prévenus de ce qui les attendait par l'ambassadeur du Japon au Caire en personne, Kaoru Ishikawa. Ce dernier avait fait savoir aux Diables rouges, avant leur départ vers l'Asie, "qu'à cette époque de l'année la température était aussi froide dans les rues tokyotes qu'elle était chaude dans le cœur de Japonais impatients de voir débuter le grand tournoi mondial".

D'autant plus que les Egyptiens en sont déjà à leur troisième Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, après leurs participations en 2005 et 2006. "Ce n'est pas le froid qui nous préoccupe. Nous allons donner le meilleur de nous-mêmes et essayer d'offrir un spectacle digne de l'épreuve", annonce Manuel José, l'entraîneur portugais d'Al Ahly.

Ce n'est pas le froid qui nous préoccupe. Nous allons donner le meilleur de nous-mêmes et essayer d'offrir un spectacle digne de l'épreuve.
Manuel Jose, entraîneur d'Al Ahly

Favoris... et derniers arrivés
Contrairement à la plupart des équipes présentes, la Liga de Quito va découvrir la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA. C'est pourquoi le stratège de la formation équatorienne, Edgardo Bauza, n'a rien voulu laisser au hasard dans la préparation de ses hommes. Il a donc avancé le voyage à destination du Japon de six jours, afin que son équipe soit parfaitement rôdée au moment d'affronter le vainqueur du match entre Pachuca et Al Ahly. "La Liga est bien préparée", commente Bauza. "Nous avons le rythme pour faire bonne figure dans ce tournoi".

L'avion de la délégation de Manchester United sera le dernier à toucher le tarmac japonais. Les Red Devils auront quatre jours sur place pour peaufiner les derniers automatismes et s'adapter à l'hiver nippon. Mais les Anglais ont un avantage de taille : les climats frais et pluvieux, ils les pratiquent quasiment toute l'année !