La Liga Deportiva Universitaria de Quito est intimement liée à la vie de Luis Bolaños. Fils du légendaire gardien albo Adolfo Bolaños, il est arrivé au club à 12 ans. Depuis, il a vécu de grands moments, surtout ces derniers mois avec la conquête de la Copa Libertadores et la participation à la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2008.

Pour ce milieu de terrain de 23 ans, l'expérience japonaise s'avère très fructueuse. "Nous vivons tous un rêve. Nous nous sommes qualifiés pour la finale de la Coupe du Monde des Clubs. Nous sommes prêts à relever ce défi."

Malgré son jeune âge, Bolaños a déjà exhibé son potentiel et sa capacité à aider l'équipe dans les moments clés. "C'est vrai que les buts que j'ai marqués à la Copa Libertadores ont été décisifs dans notre conquête du titre. Ici, j'ai eu la chance de marquer contre Pachuca en demi-finales. J'espère maintenant me rendre utile à mon équipe en marquant un autre but en finale."

C'est sur coup franc, sur une phase stratégique, qu'il a inscrit son but contre les Tuzos. "Ça faisait pratiquement quatre mois qu'on travaillait cette combinaison. On n'avait pas encore réussi à la faire fonctionner. On a eu la chance de marquer au bon moment", a indiqué l'entraîneur Edgardo Bauza après la victoire contre Pachuca.

"Les coup de pied arrêtés peuvent décider du sort d'une finale. C'est là-dessus que nous avons fait la différence, tout comme Manchester United. Il faut toujours avoir quelques tactiques sous le coude. Espérons qu'on ait l'occasion d'en caser une dimanche", indique Bolaños, qui rêve de créer une nouvelle surprise contre les Red Devils.

L'Equatorien est pourtant conscient que la finale contre Manchester United appartiendra à une toute autre dimension. "Ça n'a rien à voir avec la Copa Libertadores. Les deux équipes vont entrer sur le terrain pour enlever la victoire, pour décrocher le titre mondial. Ça va être quelque chose d'unique. Avec Manchester, nous savons à quoi nous attendre. Il n'y a que des bons joueurs, mais de notre côté, il va falloir leur donner la réplique et jouer en bloc. Ça va être un match difficile."

Fierté et personnalité
Les Albos ont obtenu le respect de leurs adversaires par leur courage et leur envie de se dépasser. Bolaños est l'illustration parfaite du travail réalisé par Bauza. "Pour nous, c'est une fierté d'être ici. Nous sommes les représentants de l'Amérique du Sud. Nous espérons confirmer en finale le bon travail réalisé jusqu'ici."

En bon meneur d'hommes, le stratège argentin a fait en sorte que son équipe se sublime face à des adversaires théoriquement supérieurs et fasse mentir les pronostics. Bolaños confirme. "Contre Manchester United, nous allons entrer sur le terrain avec la tête bien haute. Avec mes coéquipiers, nous vivons de grands moments depuis la Copa Libertadores."

Dimanche, Bauza dirigera son dernier match à la tête de la Liga. Aussi son équipe aura-t-elle à cœur de lui offrir le titre en cadeau d'adieu. "Si nous gagnons, Bauza partira par la grande porte, lui qui a fait tant de choses pour le club. Il m'a accordé sa confiance ; je veux lui renvoyer l'ascenseur sur le terrain."