Succès britannique et victoire du Mexique
© Getty Images

Dans le mythique stade de Wembley, le Mexique a mis fin à sa quête de médaille olympique en décrochant l’or, au terme d’une finale remportée 2:1 face au Brésil. Bien organisée, l’équipe de Luis Fernando Tena a bénéficié de l’expérience de ses "anciens" - José Corona, Carlos Salcido et Oribe Peralta, ce dernier signant le but de la victoire - mais aussi de la fougue de stars émergentes telles que Marco Fabian, Javier Aquino et Jorge Enriquez, l’infatigable poumon du milieu de terrain.

Le meilleur résultat d’El Tri dans la compétition remontait à l’édition 1968, avec une quatrième place conquise à domicile. Si ce triomphe londonien peut paraître inattendu, la sélection mexicaine a clairement mérité sa victoire finale en disposant d’une équipe brésilienne perturbée et toujours en quête du Graal olympique.

Après les médailles d’argent décrochées en 1984 et 1988, puis celles de bronze en 1996 et 2008, on attendait de Mano Menezes et de ses talentueux joueurs qu’ils mettent un terme à cette malédiction olympique. Après cinq succès en autant de rencontres sur la route de Wembley, l’attente autour des Auriverde était plus forte que jamais. Désormais, les Brésiliens devront attendre "leur" Tournoi Olympique de Football, en 2016, à Rio de Janeiro, pour se voir offrir une nouvelle chance de conquérir le titre suprême.

Affluence record et Corée bronzée 
À l’image de la prochaine édition, le tournoi 2012 s’est disputé dans un grand pays de football qui a parfaitement réussi son accueil. Les stades emblématiques que sont Wembley, Old Trafford ou encore Hampden Park ont fourni un cadre à la hauteur de l’événement, accueillant joueurs et spectateurs dans les meilleures conditions.

D'ailleurs, le rendez-vous londonien a battu un nouveau record d’affluence avec 1 525 134 spectateurs, dépassant le chiffre atteint lors du Tournoi Olympique de Football, Los Angeles 1984. Seul bémol, la Grande-Bretagne a connu une élimination prématurée au stade des quarts de finale, face aux futurs médaillés de bronze sud-coréens.

Les Guerriers Taeguk ont atteint les demi-finales à la faveur d’une seule victoire, un succès 2:1 obtenu en poule sur la Suisse. Lors de cette même phase, la République de Corée a concédé un nul vierge face au Gabon ainsi qu'aux futurs lauréats mexicains. Face au Japon, les hommes de Hong Myungbo ont construit une victoire pleinement maîtrisée (2:0) pour conquérir le bronze. Les Sud-Coréens ont annihilé les espoirs nippons, en démontrant une supériorité physique et technique ainsi qu'un grand sang-froid devant le but.

Révélations, confirmations et déceptions
L’olympiade 2012 aura aussi permis à plusieurs joueurs méconnus de briller sur la scène internationale. Le canonnier sénégalais Moussa Konaté, souvent servi par son camarade du milieu Pape Souaré, le talentueux ailier japonais Yuki Otsu, ou encore le stratège des Émirats Arabes Unis Omar Abdulrahman, se sont particulièrement mis en évidence. Dans le même temps, des joueurs confirmés comme le Brésilien Leandro Damiao, le Coréen Ki Sungyueng ou le Hondurien Roger Espinoza, se sont révélés précieux au sein de leurs équipes respectives.

À l’instar de la finale, le tournoi n’aura guère été tendre pour les favoris annoncés. L’Espagne, qui comptait dans ses rangs Jordi Alba, Javier Martinez et Juan Mata, a terminé bonne dernière d’un groupe comportant le Japon, le Honduras et le Maroc, sans marquer le moindre but. De son côté, les Luis Suarez, Edinson Cavani et autres Nicolas Lodeiro n’ont pu empêcher l’élimination de l’Uruguay dès le premier tour.

Au contraire, c’est le Sénégal, mêlant vitesse et puissance, qui s’est frayé un chemin jusqu’en quarts de finale, de même que la Grande-Bretagne, première de son groupe. Comme prévu, Craig Bellamy a servi de catalyseur, bien imité par Steven Caulker, Tom Cleverley et Daniel Sturridge. La prestation de ces trois derniers a d'ailleurs convaincu Roy Hodgson de les retenir pour la prochaine rencontre internationale des Trois Lions.

Exploit et joie
Le Honduras et l’Égypte ont également passé la phase de poules et pris place dans le grand huit. On notera aussi l’exploit réussi par le Japon de Takashi Sekizuka, qui a su conserver ses buts inviolés 408 minutes durant, jusqu’aux demi-finales. Par ailleurs, les nations arabes ne sont pas près d'oublier cette compétition. Les Pharaons ont remporté une belle victoire sur le Belarus (3:1), tandis que les Émirats Arabes Unis réduisaient Wembley au silence en égalisant face à la Grande-Bretagne, avant de dominer une grande partie de la seconde période puis de céder 3:1.

Le Président de la FIFA Joseph S. Blatter a fait le tour des stades et n’a pas manqué de féliciter le pays organisateur. "Depuis toujours, les supporters britanniques forment un public de connaisseurs et de passionnés", a-t-il confié à FIFA.com."Ils l'ont une nouvelle fois démontré au cours de ce tournoi olympique en se mêlant aux fans du monde entier. Ils ont su créer une ambiance bon enfant, respectueuse de chacun, et partager leur amour du ballon rond avec la planète toute entière. Cela s’est traduit par une atmosphère formidable à Cardiff, Glasgow, Londres, Newcastle, Manchester et Coventry. Le succès de cette compétition est une grande source de joie et de fierté pour mes collègues de la FIFA et moi-même."

Nations participantes
Belarus, Brésil, Égypte, Gabon, Grande-Bretagne, Honduras, Japon, République de Corée, Mexique, Maroc, Nouvelle-Zélande, Sénégal, Espagne, Suisse, Émirats Arabes Unis, Uruguay.

Classement final
1. Mexique (or)
2. Brésil (argent)
3. République de Corée (bronze)
4. Japon

Prix du Fair-Play de la FIFA : Japon

Stades
City of Coventry Stadium, Hampden Park, Millennium Stadium, Old Trafford, St. James' Park, stade de Wembley.

Nombre total de buts
76 (moyenne par match: 2,38)

Meilleurs buteurs
6: Leandro Damiao (BRA) 5: Moussa Konaté (SEN) 4: Oribe Peralta (MEX)

Nombre total de spectateurs: 1 525 134
Affluence moyenne: 47 660