L'analyse de Francisco Maturana
Alors que l'on semblait partis pour assister à un festival brésilien, avec feux d'artifice et tout le tralala, la rencontre a bien failli se terminer sur une note funeste pour les hommes de Carlos Alberto Parreira. En première période, les Auriverdes ont connu des passages brillantissimes, déployant toute la magie de leur jeu par l'entremise d'un Ronaldinho au sommet de son art. Il faut dire que le Japon n'était pas venu pour cadenasser la rencontre et laissait ainsi des espaces aux artistes brésiliens pour qu'ils développent le petit jeu à une touche de balle, dans lequel ils excellent. Personne ne s'est donc étonné de voir les champions du monde regagner les vestiaires avec une avance de 2-1.
La seconde période a été d'un tout autre tonneau. Emmenée techniquement et mentalement par Shunsuke Nakamura, boostée par les belles prestations de Hidetoshi Nakata et d'Akira Kaki, la formation nippone a semblé se rendre compte qu'en football, rien n'est jamais acquis. Mettant de côté les références de leurs adversaires, les champions d'Asie ont produit quarante cinq minutes très solides. Ils ont notamment posé au Brésil les problèmes qu'il rencontre quand il ne maîtrise pas la possession de balle.
S'il n'a pas eu la chance de décrocher la victoire, Zico doit être satisfait du bilan de la compétition. Le Japon a en effet démontré qu'en plus de courir, il sait jouer au football, preuve qu'il est sur la bonne voie.