A quelques heures de la grande finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA, le capitaine brésilien a accordé un entretien exclusif à FIFAworldcup.com. Il s'y exprime à propos de l'Argentine, de la clé du match et de son admiration pour Diego Maradona. "Pour nous, ceux qui n'avons pas vu Pelé, Diego, c'est la référence", affirme-t-il.
Ronaldinho n'aurait pu rêver meilleure saison 2004-2005. Le Brésilien a été élu Joueur Mondial de la FIFA 2004, a remporté la Liga espagnole avec le FC Barcelone et, cerise sur le gâteau, il a reçu le brassard de la Seleção. A la Coupe des Confédérations de la FIFA, le leader technique de l'équipe de Carlos Parreira a déjà montré toute sa valeur dans ce rôle. Avec ses passes assurées et ses buts décisifs, il a conduit les siens jusqu'à la finale.
Ce dimanche, trois semaines après l'avoir rencontrée dans le cadre de la compétition préliminaire pour la Coupe du Monde de la FIFA, Ronaldinho retrouvera l'Argentine. Pas de quoi faire gamberger l'ancien Parisien. Avec le sourire et la sympathie qui sont désormais ses marques de fabrique, il a accordé quelques minutes à FIFAworldcup.com pour analyser le clásico. Les clés de ce choc de titans, l'importance de la finale et un désir longtemps réprimé : "être champion en tant que capitaine".
Ronaldinho, la finale approche, elle vous opposera à l'Argentine sur le sol allemand. Que peut-on demander de plus ?
Rien ! C'est clair que c'est un match très particulier. On espère quitter l'Allemagne victorieux, avec le trophée sous le bras. On respecte beaucoup l'Argentine, mais on va entrer sur le terrain pour jouer notre football, avec toute la joie qui nous anime. L'objectif principal, c'est de revenir heureux au pays.
Mais l'Argentine, ce n'est pas un adversaire comme un autre
Avant tout, cette rencontre sortira de l'ordinaire car il s'agira d'une finale. Dans un tournoi comme celui-là, c'est la plus grande source de motivation. Après, bien sûr, comme on a en face un adversaire avec lequel on a une grosse rivalité, ça va être encore plus particulier. Ça va être une grosse partie.
Peut-on prendre comme référence votre match perdu à Buenos Aires, il y a de cela trois semaines ?
Non, non. Là, c'est une compétition totalement différente. Ce moment-là n'a rien à voir avec celui qu'on vit en ce moment. Comme je l'ai dit, on espère bien faire les choses avant de rentrer à la maison sereins et satisfaits, indépendamment de ce qui ce sera passé dans ce match.
La finale n'est plus qu'à quelques heures, et pourtant, l'ambiance dans l'équipe est à la fête. Peut-on dire que c'est une caractéristique typique chez vous ?
Bien sûr, les Brésiliens sont comme ça (rires). On naît avec cette joie en nous et on doit la vivre pleinement car franchement, on est des privilégiés. On fait ce qu'on aime le plus au monde : jouer au foot.
Que signifierait ce titre pour vous ?
Pour moi, ce serait la meilleure façon de clôturer une saison fantastique. J'ai reçu des récompenses personnelles et j'ai conquis des titres avec le Barça. Maintenant, si je pouvais gagner une compétition avec la sélection, qui plus est en tant que capitaine, je réaliserais mon rêve de toujours
Nous savons que Diego Maradona est venu vous voir en personne lors de votre déplacement à Buenos Aires. Que peut-on dire au sujet de cette rencontre ?
Ouf ! Diego, c'est mon idole, l'idole de toute une génération. Les gens de mon âge n'ont pas vu jouer Pelé, ce qui fait de Diego une référence pour nous. J'ai une grande admiration pour lui, elle date de longtemps. A la maison, tout le monde l'idolâtre. Mon père et mon frère adorent le football. Dès mon plus jeune âge, je l'ai observé. Recevoir une embrassade et un compliment de sa part, c'était la plus belle chose dont je pouvais rêver.
Revenons-en au match de mercredi. Comment fait-on pour battre l'Argentine ?
En jouant notre jeu avec joie, concentration et en faisant tout ce qu'on a l'habitude de faire. Si j'ai prévu de fêter un but de façon particulière ? Non, non
Le salut de d'habitude. Pourvu que je le fasse !