FIFAworldcup.com évoque la future confrontation entre le cerveau argentin et le gardien mexicain, deux remarquables protagonistes de la seconde demi-finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA, Allemagne 2005, qui aura lieu dimanche à Hanovre.

Le premier a 27 ans. Il est l'artificier et le créateur de la sélection argentine. L'autre a 31 ans. Il est le principal artisan de l'inviolabilité des buts mexicains (aucun but encaissé depuis 258 minutes). Juan Román Riquelme et Oswaldo Sánchez vont s'affronter ce dimanche 25 juin à Hanovre, pour une place en finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA, Allemagne 2005. Ce duel s'annonce passionnant : les deux joueurs ont déjà reçu deux fois le titre d'Homme du Match et sont encensés non seulement par la presse, mais aussi par leurs partenaires et entraîneurs respectifs.

L'ère Román
"Je ne serais pas étonné de voir Riquelme remporter, cette année ou l'année prochaine, le titre de Meilleur joueur du monde", estime le Colombien Francisco Maturana, membre du prestigieux Groupe d'Etude Technique (TSG) de la FIFA ; une phrase qui illustre parfaitement le niveau de jeu actuel du milieu de terrain de Villareal. Elégant, incisif et doté d'une frappe d'une précision diabolique, "Romy" est devenu la clé de voûte du système Pekerman, volant même la vedette à son ami Pablo Aimar. Le milieu de terrain de Valence, loin d'être jaloux, reconnaît que le jeu de Riquelme lui procure "beaucoup de plaisir, car c'est un excellent joueur, qui est actuellement dans une forme époustouflante." Un avis partagé par Esteban Cambiasso : "Il est de toutes nos attaques. Et quand le ballon passe par lui, nous savons que l'action suivante va nous être bénéfique". Román préfère pourtant esquiver ces compliments, comme il esquive ses adversaires sur le terrain : "Je suis heureux de me savoir soutenu par mes coéquipiers, mais je sais que je n'aurais pas ce niveau si je ne jouais pas aux côtés de footballeurs aussi exceptionnels."

Riquelme a inscrit trois buts consécutifs dans cette Coupe des Confédérations de la FIFA, deux sur penalty et un sur coup franc. Ce dernier, contre l'Allemagne, lui a même valu les louanges de Jürgen Klinsmann : "Son jeu m'a sidéré ; ce joueur frise la perfection !"

Dimanche, le milieu de terrain albiceleste va entrer sur le terrain avec un seul et unique objectif : prolonger les réjouissances entamées la veille, jour de son vingt-septième anniversaire. "Je me réjouis du niveau actuel de l'équipe, dans tous les domaines. Mais j'espère que nous allons encore progresser et nous qualifier pour la finale", a-t-il confié lors d'un entretien exclusif à FIFAworldcup.com.

L'Argentin connaît bien la sélection mexicaine, dont il sait qu'elle manie bien le ballon. "Nous avons décortiqué plusieurs de leurs matches et connaissons donc bien leurs qualités". Comment envisage-t-il son duel face à Oswaldo Sánchez ? Román préfère éviter les polémiques : "C'est un très bon gardien, à l'image de toute l'équipe du Mexique", insiste-t-il, avant de conclure qu'il faudra une Argentine "très concentrée et attentive pendant les 90 minutes pour espérer en venir à bout et atteindre la finale."

L'assurance Oswaldo
Oswaldo Sánchez a lui aussi été l'une des grandes figures de son équipe lors de la première phase du tournoi. Le gardien des Chivas a été élu Homme du Match à deux reprises, une double distinction qu'il partage avec le Japonais Shunsuke Nakamura, l'Allemand Michael Ballack et son prochain adversaire direct, l'Argentin Juan Román Riquelme.

La reconnaissance internationale n'est pas faite pour déplaire au gardien d'El Tri : "Je suis heureux, très heureux, mais une récompense personnelle a toujours plus de saveur quand les performances collectives sont bonnes", a-t-il déclaré en exclusivité à FIFAworldcup.com.

Le N°1 tricolor, qui est connu depuis de nombreuses années dans son pays, mais qui ne s'était jamais encore distingué sur la scène mondiale, estime que cette Coupe des Confédérations de la FIFA est arrivée au meilleur moment pour lui : "Je me sens bien, je suis à un âge de maturité chez les gardiens. J'ai de l'expérience, mais aussi l'envie de faire les choses bien."

Oswaldo connaît bien ses futurs adversaires argentins. "Je les ai déjà rencontrés à plusieurs reprises. La dernière fois, nous avions gagné 1-0, lors de la Copa América 2004 au Pérou. Mais les matches ne sont jamais les mêmes. Nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour gagner à nouveau."

Le gardien aztèque reconnaît les qualités de Juan Román Riquelme, avec lequel il sera en concurrence pour un troisième titre historique d'Homme du Match. "C'est un bon joueur, important, mais finalement : quel joueur argentin n'est pas excellent dans cette équipe ? Ils jouent tous dans les meilleurs clubs d'Europe. Riquelme est très bon, mais peut-être arriverons-nous à être meilleurs…"