Soutenue par les meilleures équipes du monde, la FIFA a envoyé un message clair à l'encontre du racisme et de la discrimination. Avant le coup d'envoi des quarts de finale aux Pays-Bas (les 24 et 25 juin), ainsi que des demi-finales en Allemagne (les 25 et 26 juin), les capitaines des deux équipes ont lu une déclaration par laquelle ils ont clairement rejeté toute forme de discrimination dans le football. Ils ont dit "Non au racisme" sous les applaudissements nourris des spectateurs.
Des joueurs des deux compétitions s'expriment également au sujet du racisme et de la journée contre le racisme sur FIFAworldcup.com et FIFA.com.
Gerald Asamoah (Allemagne, Coupe des Confédérations de la FIFA)
Dans de nombreuses parties du monde, la triste réalité est malheureusement que les personnes appartenant à des minorités sont défavorisées, voire persécutées. A cet égard, l'Allemagne est un paradis, même si nous vivons de temps à autres des événements tristes. C'est pourquoi il ne faudrait pas faire l'erreur de croire que le problème du racisme est résolu parce qu'aujourd'hui, des personnes d'origine et de couleur différentes prennent place dans le même bus, font leurs achats dans les mêmes magasins ou vont à la même école. C'est une excellente initiative de la FIFA que d'avoir créé cette journée contre le racisme. Dans le monde entier, le football offre la possibilité à toutes les couches de la société d'écrire en lettres majuscules des messages de tolérance et de bonnes relations entre les gens dans la vie quotidienne.
Cesc Fábregas (Espagne, Championnat du Monde Juniors de la FIFA, Pays-Bas 2005)
Le racisme n'a pas sa place sur les terrains. Dans chaque équipe, il y a toujours des joueurs d'origine et de couleur différentes. Moi-même, je m'entends bien avec des coéquipiers venus de pays très différents. Ce sont des gens formidables. On ne peut juger personne simplement sur la couleur de sa peau. Il faut d'abord apprendre à connaître les gens. Et cela doit se faire quelles que soient sa couleur de peau ou sa nationalité.
Dans le football, on voit malheureusement aussi des choses qui ne peuvent pas être tolérées. Mais j'espère que ce phénomène va peu à peu disparaître et que l'on pourra enfin vraiment profiter des matches dans les stades.
Gilberto (Brésil, Coupe des Confédérations de la FIFA)
Agir contre le racisme est une chose importante, car ce dernier utilise souvent le football pour se propager. Même si la présence de joueurs de couleur différente dans l'équipe nationale d'Allemagne est le signe d'une certaine normalisation à ce niveau, il est important de continuer à parler des différentes manifestations du racisme dans le football, même eu Europe, et de ne pas fermer les yeux lorsque l'on jette des bananes sur le terrain ou que l'on insulte des joueurs dont la couleur de peau est différente.
Marcell Jansen (Allemagne, Championnat du Monde Juniors de la FIFA, Pays-Bas 2005)
Mon amie est turque et je m'intéresse énormément aux langues. C'est pourquoi j'aime ce genre de manifestation qui réunit autant de nations différentes. C'est fantastique de rencontrer des joueurs de tous les horizons et de parler de la culture dans laquelle ils vivent. Lors du premier tour, nous avons résidé dans le même hôtel que les équipes égyptienne, argentine et américaine. Quand on avait quartier libre, on a fait beaucoup de choses ensemble. On a joué au billard, au tennis de table et échangé des maillots. Beaucoup de nos joueurs portent le brassard contre le racisme, pour montrer aux spectateurs que nous combattons le racisme et qu'ils sont sur la bonne voie s'ils en font autant.
Lionel Messi (Argentine, Championnat du Monde Juniors de la FIFA, Pays-Bas 2005)
Le football est un lieu idéal pour éradiquer la tentation du racisme. Aujourd'hui, on doit cohabiter avec tous les peuples de la planète et ne plus laisser sa chance au racisme.
Ricardo Oliveira (Brésil, Coupe des Confédérations de la FIFA)
Dans le combat contre le racisme, un sport aussi populaire que le football constitue une vitrine à nulle autre pareille pour montrer à l'opinion publique que la couleur de peau ne change rien à notre quotidien, notre vie, notre sport.
Robert Postma (entraîneur néerlandais des gardiens de but nigérians, Championnat du Monde Juniors de la FIFA, Pays-Bas 2005)
Personnellement, je ne vois par des Noirs et des Blancs. Je ne vois que des gens. L'équipe m'a accepté comme un frère et j'ai le sentiment d'en faire partie. Les joueurs ont été tout simplement formidables. Au bout d'un mois, je me sens plus Nigérian que Néerlandais.
Pablo Zabaleta (Argentine, Championnat du Monde Juniors de la FIFA, Pays-Bas 2005)
C'est un thème brûlant. Récemment, il y a eu des problèmes au Brésil avec un joueur argentin qui aurait insulté un adversaire pour sa couleur de peau et qui a fait deux jours de prison pour cela. Nous devons combattre le racisme car nous ne sommes finalement tous pareils. Le football doit donner l'exemple et nous devons éviter ce genre d'incidents, ne serait-ce que pour les spectateurs.
