Le match nul obtenu par les Argentins face à l'Allemagne, lors de la dernière journée du Groupe A de la Coupe des Confédérations de la FIFA 2005, a apporté plusieurs certitudes à José Pekerman. Primo, il a eu la confirmation que son équipe est sur la bonne voie pour décrocher le titre officiel qui se refuse à elle depuis douze ans. Secundo, et peut-être plus important, il a trouvé le meneur de jeu qui lui manquait pour viser les sommets : Juan Román Riquelme.
A Nuremberg, le milieu de Villarreal a de nouveau montré toute l'étendue de son talent, pile au moment où son équipe en avait besoin. En première période, il a inscrit le premier but égalisateur de la soirée sur un bijou de coup franc. Après le repos, il a été à l'origine des meilleurs actions albicelestes. Pas étonnant donc qu'il ait été désigné Homme du match' pour la deuxième fois par le Groupe d'étude technique de la FIFA. "C'est merveilleux de le voir imprimer les différents tempos de la rencontre. Si je devais payer l'entrée pour un joueur, ce serait pour Riquelme. Avec lui, le spectacle est garanti", a déclaré le Colombien Francisco Maturana.
Mais ce n'est pas tout. Román, comme son entourage l'appelle, a établi un record difficile à égaler. Il a en effet marqué un but lors de chacune des rencontres de la compétition : un contre la Tunisie, un face à l'Australie et un ce soir à l'Allemagne. En demi-finale, il essaiera de nouveau de se surpasser. C'est sur lui que repose l'avenir de l'Argentine.