Très peu en vue ces derniers temps, Adriano a effacé en 90 minutes la frustration des deux matches face au Mexique et au Japon. Sa puissance et son efficacité dans la ligne d'attaque brésilienne ont envoyé son équipe en finale et ruiné les espoirs allemands de remporter devant leur public la Coupe des Confédérations de la FIFA 2005.

La compétition avait bien commencé pour l'avant-centre de l'Inter Milan. Auteur d'une frappe aussi puissante que précise contre la Grèce pour le premier match des champions du monde dans le tournoi, il montrait à ses coéquipiers la voie d'un succès facile. Mais il a vite déchanté devant les défenses mexicaine et japonaise qui ne lui ont laissé aucune chance de s'exprimer. C'est donc avec un esprit revanchard qu'Adriano disputait la demi-finale contre l'Allemagne.

Face à la Mannschaft, Adriano a de nouveau été le détonateur de la Seleçao avant de devenir en 90 minutes le cauchemar de la défense allemande. Il plante sa première banderille à la 21ème minute dans un de ses exercices favoris : le coup franc direct. A 25 mètres du but de Jens Lehmann, le gaucher brésilien voit sa puissante frappe, légèrement déviée, terminer dans les filets allemands. A la 43ème minute, deuxième acte du festival. L'attaquant auriverde s'infiltre dans la surface allemande, déborde Robert Huth qui n'a d'autre choix que de commettre l'irréparable. Ronaldinho se charge de convertir le penalty. Enfin et pour clore le spectacle, Adriano s'offre le doublé et donne la victoire à son équipe d'une frappe croisée du gauche à ras de terre, à un quart d'heure du terme de la rencontre.

Sa performance lors de la première demi-finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA, Allemagne 2005 lui a valu d'être désigné Homme du Match par le Groupe d'Etude Technique de la FIFA (TSG). Adriano espère à nouveau briller dès mercredi soir lors de la finale à Francfort. Mais nul doute que l'attaquant verdeamarelho se priverait volontiers d'une bonne performance individuelle en l'échange d'une victoire des siens dans la compétition.