Les Japonais quittent la Coupe des Confédérations de la FIFA la tête haute. Ils finissent certes éliminés au premier tour de la compétition, mercredi 22 juin 2005, mais dans un groupe qui s'annonçait très relevé avec rien de moins que le Champion du Monde et vainqueur de la Copa América (Brésil), le Champion d'Europe (Grèce) et le Champion d'Amérique du nord, centrale et caraïbes (Mexique).
En faisant match nul avec les premiers et en battant les seconds, les hommes de Zico affichent un honorable bilan: victoire, défaite, match nul. Ils terminent troisièmes ex-aequo avec le Brésil, qui est passé devant à la différence de buts mais à égalité de points.
Parlons du jeu maintenant : le Japon a séduit, proposant un football offensif et batailleur, montrant des valeurs morales exemplaires, celles qui lui ont valu de revenir au score par deux fois, voire de prendre l'avantage comme cela a failli être le cas. L'attaque japonaise s'est montrée tranchante : ses 7 tirs cadres ne souffrent pas de la comparaison face aux 9 réalisés par les "magiciens" Ronaldinho, Robinho, Adriano et Kaka.
Surtout, Zico peut se frotter les mains : avec Nakamura, élu Homme du Match' par le Groupe d'Etudes Techniques (TSG) de la FIFA après son match contre le Brésil après l'avoir déjà été contre la Grèce, il peut compter sur un joueur de grand talent. Idem pour son remplaçant de luxe Masashi Oguro, buteur face aux Grecs et encore une fois ce soir contre le Brésil.
Des points, des buts, du talent, un jeu qui n'a pas manqué de séduire les foules et les experts: ce Japon là repart d'Allemagne avec une expérience précieuse. Car à l'instar de l'Argentine, il s'est déjà qualifié pour la Coupe du Monde de la FIFA 2006. Le Japon reviendra l'année prochaine plein de confiance et connaissant les lieux. Que demander de plus ?