1. Colombie, 7 pts.
Les vainqueurs du groupe forment un collectif bien huilé, intelligent et parfaitement organisé. Malgré ce remarquable travail d’équipe orchestré par le sélectionneur Eduardo Lara, les jeunes Cafeteros comptent également de belles individualités, qui se détachent du reste. Après un départ poussif lors du nul sans but face au Mexique, les Colombiens ont enchaîné avec une victoire chanceuse sur la Chine, avant de clôturer le premier tour par le massacre 9-1 de la Finlande. Intenable face aux organisateurs, Carlos Hidalgo a fait étalage de tout son sens du but en trompant par quatre fois le portier adverse en à peine 19 minutes. Force est de souligner la belle performance de l’arrière gauche Pablo Armero, bâti à la façon de Roberto Carlos, qui a su imposer sa masse musculaire et sa créativité sur son couloir gauche.
2. Mexique, 5 pts.
Epouvantail de la poule, le Mexique s’est frayé un passage jusqu'au deuxième tour, mais rien ne fut simple. Après un nul décevant mais au bout du compte probant face à la Colombie, les jeunes Tricolores ont facilement disposé de la Finlande, avant de partager la mise avec les Chinois. Dur au mal, le capitaine Alberto Ramírez est le leader naturel de l’équipe. Doté d’un bagage technique impressionnant, il abat un travail considérable dans l’entrejeu. Présent aux quatre coins du terrain pour rendre service à ses coéquipiers, l’homme se montre aussi à l’aise pour tacler et récupérer le cuir que pour distiller des caviars. Ses deux comparses de l’attaque, Julio Ceja et Rafael Murguía ne sauraient s’en passer... Meneur de jeu à grand rayon d’action, cette jeune pousse risque fort de porter le maillot tricolor dans toutes les catégories d’âge, en attendant l’équipe du Mexique A. Un avenir doré que l’entraîneur argentin des U17 aztèques n’hésite pas à confirmer : "C’est le meilleur joueur sur le terrain et il est capable d’évoluer à différents postes... C’est pour ça qu’il porte le brassard d’ailleurs." Bien épaulé par son défenseur Luis Robles, plein d’assurance et de confiance, Ramírez a permis au Mexique de devenir l’une des huit meilleures équipes de la compétition. p>3. Finlande, 3 pts.
Humiliés lors du dernier match de leur premier Championnat du Monde U17 de la FIFA, les Finlandais ont quand même produit une performance globale honorable. Très complémentaires, les attaquants Jarno Parikka et Tomi Petrescu se sont bien trouvés et ont inscrit trois buts. En milieu de terrain, c’est surtout le meneur d’origine turque Umit Menekse qui s’est distingué, réalisant quelques gestes d’une classe inouïe. Pas aidé par ses défenseurs lors de l’atomisation 1-9 contre la Colombie, le gardien Aapo Kiljunen s’est avéré très habile sur sa ligne, ce qui lui augure un bel avenir.
4. Chine, 1 pt.
Titulaire d’un maigre point conquis de haute lutte au terme d’un 3-3 face au Mexique, la Chine comptait dans ses rangs quelques attaquants qui ont désorganisé plus d’une défense de ce Groupe A. Wang Yongpo, au visage rond et joufflu, s’est montré très adroit aux avant-postes, signant deux jolis buts. Il s’est entendu comme larrons en foire avec Jiang Chen, auteur de trois buts, et avec l’électrisant Jiang Ning.