1. Argentine, 9 pts.
La sélection U-17 de Hugo Tocalli est la seule à totaliser le maximum possible de neuf points en trois matches, sans avoir encaissé de but. À sa tête, l’imposant et impressionnant arrière central Ezequiel Garay a tout pour lui : autoritaire dans les airs, à l’aise balle au pied, il sait aussi lire le jeu intelligemment. Dès le match d’ouverture contre l’Australie, le joueur de Newells Old Boys s’est distingué en marquant d’un superbe coup franc brossé des 20 mètres. Depuis, il n’a littéralement pas fait une seule erreur.
Malgré leur domination territoriale, les Albicelestes ont éprouvé des difficultés à trouver le chemin des filets, dans le groupe le moins prolifique de la compétition en matière de buts. Heureusement, l’attaquant remplaçant Hernán Peirone a confirmé son aptitude à être au bon endroit au bon moment. Sous la férule de Tocalli, on n’échappe pas aux tâches collectives. C’est encore le cas cette fois-ci avec des joueurs comme Neri Cardozo, Ariel Colzera et Diego Lagos qui, malgré leur rôle offensif, ne rechignent jamais à participer au travail défensif.
2. Costa Rica, 4 pts.
Qualifiés par tirage au sort, les Ticos ont de la chance (il ne faut pas l’oublier)... et quelques joueurs merveilleux, à l’image de Josimar Arias. Rapide dans ses décisions et ses réalisations, passionné jusqu’à la contagion, le jeune Costaricien était prédestiné au football (comme son prénom l’indique). Son incroyable égalisation à la 83ème minute du match d’ouverture contre le Nigeria a montré que s’il est petit par la taille, ce milieu de terrain aux cheveux bouclés est énorme par le talent.
oté d’un véritable moteur, le milieu gauche Pablo Rodríguez sait profiter des brèches dans la défense adverse et colmater celles laissées béantes par ses partenaires. Doté d’un excellent pied gauche, précis dans ses centres, le grand et élégant numéro 11 compte parmi les pièces maîtresses de Manuel Ureña. Complétée par les infatigables travailleurs de l’ombre que sont les milieux Crisanto Esquivel et Roberto Flores, la sélection costaricienne est capable de rivaliser avec les meilleures équipes.
3. Nigeria, 4 pts.
Lors de ce championnat, John Mikel, le meneur de jeu des Golden Eaglets, a dépassé ses partenaires du haut de ses 1,84 mètres... et de son talent. Toujours influent, l’élégant milieu de terrain a su pousser ses coéquipiers, menés après 72 secondes dans le deuxième match, vers le but australien. Malgré une opposition rugueuse accompagnée de quelques crampes, il égalisait d’un boulet de canon et menait le Nigeria vers son unique victoire en terre finlandaise.
On attendait beaucoup du tandem d’attaquants formés par Ezekiel Bala et Isaac Promise. Finalement, seul le premier a trouvé ses marques sur le sol nordique. Rapide comme l’éclair, il a confirmé par deux buts tout en puissance que ses réalisations lors de la phase qualificative ne devaient rien au hasard (contrairement à la non-participation des protégés d’Augustine Eguavoen aux quarts de finale).
4. Australie, 0 pt.
Le climat finlandais (nuageux) n’a pas été propice à l’éclosion des jeunes pousses australiennes d’Ange Postecoglou. Trois défaites en autant de rencontres ont scellé le sort de talents en herbe qui pourraient... le rester. Seul le gardien Nick Crossley a réussi à tirer son épingle du jeu. Âgé de 15 ans, il possède déjà les qualités et le tempérament requis par le haut niveau. À deux reprises, il a permis à des Joeys réduits à dix d’éviter la fessée.