1. Espagne, 7 pts.
Malgré le laborieux 3-3 face aux débutants Sierra Léonais en ouverture, l’Espagne a terminé en tête du Groupe D. Déterminés à asseoir leur statut et à exhiber leur vraie valeur dans le deuxième match, face à la République de Corée, les Ibères ont certainement dû se poser beaucoup de questions lorsque le score affichait un 2-0 en leur défaveur. Heureusement est apparu le Valencien Silva, entré à la pause et touchant ses premiers ballons de cette phase finale, qui a renversé le match en réalisant un coup du chapeau au cours d’une mi-temps magique. Très à l’aise sur la gauche du terrain, le joueur s’est parfaitement entendu avec David, que l’on annonçait comme la star de l’équipe. La domination de La Furia a été confirmée lors de la troisième rencontre, face aux États-Unis, remportée 2-0 grâce à un Jurado- étincelant. Bien aidée par l’ailier droit Sisi, rapide dribleur au toucher de velours, l’Espagne a su corroborer les pronostics. La sérénité et la maturité de ses matelots ont permis au navire ibère d’arriver à quai malgré un appareillage tumultueux.

2. États-Unis, 6 pts.
Les Etats-Unis comptent dans leur effectif l’une des vraies stars de cette compétition. Il s’agit de Freddy Adu , un garçon manifestement peu affecté par toute la pression médiatique qui entoure son éclosion. Alors que les siens se trouvent menés 1-0 par la Corée lors du match d’ouverture, le gamin s’empare du ballon à 35 mètres des buts, efface avec une facilité enfantine quatre défenseurs asiatiques, esquive le portier Cha Ki Seok sorti à sa rencontre et signe l’égalisation sans se décoiffer. Ceux qui doutaient de ses qualités ont dû être ébahis, car le jeune homme a tout pour devenir un grand. Non content de cette séance de slalom spécial dans un pays fou de ski, Adu fait trembler les filets encore deux fois pour arrondir l’annihilation 6-1 des Guerriers Taeguk, avant de marquer le but de la victoire face à la Sierra Leone. Plein d’assurance, pétri de talent, le benjamin de la compétition poursuit son ascension météorique. On a également vu briller son compère de l’attaque Jamie Watson, avec qui ils forment un tandem bien plus fort que la somme de leurs talents. D’ailleurs, le sélectionneur américain John Ellinger ne tarit pas d’éloges à leur égard : "Ces deux-là s’entendent comme larrons en foire... Ils font des merveilles ensemble." p>3. République de Corée, 3 pts.
Les Coréens ont fait état d’un admirable fighting spirit et de bonnes qualités physiques, mais la liste de leurs dons semblait bien s’arrêter là. En produisant quelques beaux arrêts durant les trois rencontres, le gardien Cha Ki Seok a limité les dégâts. Han Dong Wan, créateur inspiré et finisseur impitoyable, était l’étincelle de l’équipe. Sa contribution a permis aux siens de faire la différence face à la Sierra Leone et de devenir la seule équipe de l’AFC à remporter un match lors de Finlande 2003. Après avoir mystifié son adversaire direct, il a enroulé une petite merveille de ballon, sur lequel le gardien Unisa Bangura n’a pu strictement rien.

4. Sierra Leone, 1 pt.
Points : 1Manquant de discipline et d’organisation, la Sierra Leone a cependant été nettement meilleure que son classement final ne l’indique. Jamais dominés sur le pré, les joueurs de ce pays déchiré par la guerre et ravagé par la misère ont prouvé que le talent ne figurait pas au rayon de leurs carences. Las, leur naïveté et leur manque de réussite les a perdus. Emmenés par leur brillant capitaine Samuel Barlay, habile gestionnaire de la puissance de feu de son équipe et auteur de deux buts, les Sierra Stars ont proposé un football délicieux. Les deux buts de Obi Metzger, dont un missile longue portée face à la Corée, ont confirmé la réputation qui le précédait, et le bon travail de Umaru Bangura sur sa ligne a rasséréné une défense souvent dépassée. "Barlay et Bangura sont deux joueurs d’exception", a déclaré le sélectionneur de la Sierra Leone, Musa Kallon, au sujet de ses deux protégés. "Je vais faire mon possible pour les pousser vers le sommet du football mondial."