LE FILM DE LA JOURNEE - La première journée des quarts de finale de Finlande 2003 a vu les Sud-américains surclasser leurs rivaux de la CONCACAF. Très efficace, José Otálvaro a signé un doublé à Töölö, scellant ainsi la victoire de la Colombie 2-0 sur le Costa Rica. Plus tard, une Argentine éblouissante a disposé au petit trot du Mexique sur le même score, ratifiant qu’elle a bien les moyens de décrocher son premier titre mondial chez les U-17. Les Cafeteros affronteront à présent le vainqueur de la rencontre Brésil – États-Unis, tandis que les Albicelestes croiseront le fer avec le triomphateur du sulfureux duel ibérique Portugal -Espagne.
La première confrontation à élimination directe de Finlande 2003 ne restera pas dans les annales. Peu partageuse, la Colombie a monopolisé le cuir, ce qui a eu le don de fâcher les Costaricains et d’annihiler leur inspiration.
S’ils ont agité le drapeau finnois avant le coup d’envoi pour s’attirer la sympathie de la foule locale – encore secouée par l’anéantissement de leurs chers Vintiöt -, les Ticos se sont montrés beaucoup moins enjoués une fois sur le pré. L’équipe de Manuel Ureña nous avait habitués à des performances pleines de hargne et d’héroïsme, deux caractéristiques qui lui ont fait cruellement défaut lors de la première période. Cédant volontiers le ballon aux Colombiens lors du premier des deux défis CONMEBOL – CONCACAF de la journée, les Costaricains ont semblé sonnés avant même que Otálvaro ne leur assène, à la 25ème minute, un premier coup dur, une frappe surpuissante du gauche à la limite de la surface. Daniel Cambronero, le portier, se retrouvait déjà dans les cordes pour ramasser le ballon...
Juste avant le gong de la mi-temps, le milieu cafetero a plié le combat en enroulant un ballon du droit hors de portée du gardien, définitivement KO. "Je leur ai dit à la pause qu’il fallait qu’ils jouent comme des hommes, a indiqué après le match Manuel Ureña, le sélectionneur du Costa Rica, manifestement déçu. Nous leur avons trop cédé la possession. Il ne s’agissait même plus d’essayer de les attaquer, mais de tenter de leur reprendre le ballon..."
ualifiés au bout du suspense et propulsés par la révélation Josimar Arias, un milieu de terrain explosif, les Ticos ont quitté la compétition sur un note un peu tristounette. La deuxième mi-temps ne les a vus produire rien de bon, la faute, entre autres, à une pelouse artificielle rendue glissante par la pluie, mais également à une panne d’idées.
De leur côté, les Cafeteros suivront avec attention le duel Etats-Unis – Brésil, qui déterminera l’identité de leur adversaire en demi-finale, à Tampere. Ce sera leur première rencontre hors du gazon artificiel de Töölö, qui a accompagné tout leur parcours. "Nous préfèrerions jouer les Américains, explique le buteur du jour Otálvaro. Mais si c’est le Brésil, ce sera très bien aussi."
La Colombie dans le dernier carré (2:0)
L’Argentine déroule
La deuxième bataille d’Amérique du jour a vu l’Argentine produire un « eleven-men-show » d’une classe inouïe. Motivés par les chants de leurs supporters et les traditionnels « papelitos », les Gauchos ont dominé les Mexicains de la tête et des épaules, contribuant à colorer la grisaille de Lahti. Avec quatre victoires en autant de matches et des cages toujours inviolées, les Albicelestes peuvent désormais être considérés comme les favoris de ce Championnat du Monde U17 de la FIFA, encore absent de leur palmarès.
Disputant leur première rencontre de l’épreuve sur une pelouse naturelle, les Nord-américains ont été mis sur le reculoir dès le coup d’envoi. Dynamisés par le retour de leur capitaine et potentiomètre de l’entre jeu Lucas Biglia, blessé face à l’Australie, les Argentins semblaient encore plus confiants que lors de leur promenade de santé dans le Groupe B.
’est Neri Cardozo qui a défloré la marque. A l’origine et à la conclusion d’une contre-attaque d’école, le joueur a entamé un sprint digne des Championnats du monde d’athlétisme avant de servir Hernán Peirone dans la course. Celui-ci lui a rendu la pareille en lui offrant un centre au cordeau, que le joueur de Boca Juniors a placé tout près du deuxième poteau.
Onze minutes plus tard, inversion des rôles. Cardozo cisèle un petit ballon en diagonale à l’attention de son compère, Peirone, qui s’en empare, pénètre dans la surface et frappe fort à ras de terre. Le gardien José Álamo n’y peut rien, qui voit les demi-finales s’éloigner quasi-définitivement pour les siens.
Poussés par leur sélectionneur d’origine argentine, Humberto Grondona, qui leur hurle des consignes tactiques depuis la touche, les Aztèques tentent bien de s’accrocher. Une frappe de 35 mètres du défenseur Luis Robles aurait pu changer la donne, mais elle s’écrase sur la transversale, sonnant le glas des espoirs mexicains.
Si les Argentins semblent voler vers la victoire finale, les Tricolores devront se contenter d’un voyage en avion direction la maison. "L’Argentine a pris sa chance, c’est ça qui a fait la différence, a déclaré Grondona après la rencontre. Ils défendent bien, ils saisissent leurs occasions... Ils peuvent aller loin..."
e sélectionneur argentin Hugo Tocalli ne voit en ce succès qu’un pas de plus accompli vers la finale. "Le premier pas consistait à nous adjuger notre poule, le deuxième à figurer dans le dernier carré, a-t-il précisé. Désormais, nous voulons gagner les six matches menant au titre mondial."
L’Argentine dominatrice contre le Mexique (2:0)