Les Chiliens, les Colombiens, les Turcs et les Ukrainiens rêvaient des quarts et ils ont tout donné. Mais rien n'y a fait, leur aventure néerlandaise se termine en huitièmes de finale. FIFA.com leur rend hommage.

Chili : après avoir fait longtemps jeu égal…
En dépit de la sévérité de la défaite face aux Pays-Bas (0:3) en huitième de finale, le match a été plus équilibré qu'il n'y paraît. Le but marqué d'entrée de jeu par Ryan Babel n'a pas déstabilisé les Sud-américains, qui ont ensuite fait jeu égal avec le pays organisateur pendant un bon moment. Sans se créer de franches occasions de but, il est vrai. Les hommes de Jose Sulantay n'ont finalement baissé la garde qu'après le deuxième but néerlandais.

A ce moment, rêver d'un renversement de vapeur face à un solide adversaire était devenu illusoire. Gageons que la correction subie par les Chiliens face à l'Espagne (0:7) au premier tour leur aura finalement coûté une partie de leur confiance et de leur enthousiasme. Malgré l'élimination, Sulantay ne se montrait pas mécontent de son équipe : "Je suis fier de mes garçons. Ils ont donné le meilleur d'eux-mêmes. Nous sommes passés tout près de l'égalisation avant d'être assommés par le deuxième but néerlandais".

Colombie : pas de taille face à l'Argentine
Vainqueurs à trois reprises sans encaisser de buts au premier tour, les Colombiens apparaissaient intouchables. Face à l'Argentine, un but d'Harisson Otalvaro en début de seconde mi-temps semblait même les avoir placés sur orbite, mais c'était sans compter sur le sursaut de Lionel Messi et des siens. Au décompte final, les Argentins se sont imposés sur le score de 2:1. Battue pour la première fois, la Colombie a donc été éliminée. Contrairement à ses matches précédents, où elle s'était imposée sans coup férir face à l'Italie, au Canada et à la Syrie sur le score de 2:0 chaque fois, l'équipe d'Eduardo Lara n'a démontré que trop rarement la puissance de feu que lui confèrent des joueurs comme Wason Rentería et ses efforts ont été tués dans l'œuf par une équipe argentine manœuvrant habilement.

A l'issue de l'élimination, Lara ne se montrait finalement pas trop déçu : "Aujourd'hui, nous avons été opposés à une équipe d'Argentine très forte, qui nous a souvent privés de ballons et a trouvé toutes les failles dans notre défense. Il ne me reste qu'à féliciter l'adversaire et à lui souhaiter de représenter dignement le football sud-américain pendant la suite de la compétition".

 

Turquie : l'Espagne était une pointure trop grande
Vice-championne d'Europe, la Turquie nourrissait de grandes ambitions en arrivant aux Pays-Bas. Dans le camp turc, on pensait même pouvoir jouer le titre. A l'issue du sévère 0:3 encaissé devant l'Espagne en huitième de finale, le sélectionneur turc Senol Ustaomer devait cependant bien admettre que la meilleure équipe sur le terrain n'était pas la sienne. Les Espagnols ont fait le jeu à leur guise et la Turquie n'a pas su jouer en bloc, en dépit de ses nombreuses individualités de talent. Au bilan final, les Ottomans ne se sont imposés que face au Panama, concédant le nul contre l'Ukraine et subissant les foudres de l'équipe chinoise lors du premier match.

"L'Espagne a très bien joué, mais nous avons commis d'entrée de jeu deux erreurs que nous payons cash. Mes joueurs se sont ensuite déconcentrés et n'ont que difficilement retrouvé le fil du match. Ceci dit, nous nous inclinons contre une formidable équipe qui, je pense, se qualifiera pour la finale", concluait Ustaomer.

Ukraine : éliminée en dépit d'un magnifique premier tour
C'est surtout Oleksandr Aliiev, auteur de cinq buts au premier tour, qui a été l'artisan de la qualification de son équipe pour les huitièmes de finale. Avec son coéquipier Artem Milevskyi, il a constamment empoisonné les défenses adverses. Parfaitement avertis, les Nigérians avaient compris qu'il fallait mettre le duo ukrainien sous l'éteignoir en huitième de finale. Les Ukrainiens ne sont jamais parvenus à poser leur jeu et, pour la première fois du tournoi, n'ont pas trouvé le chemin des filets. Comble de malchance pour les joueurs d'Alexei Mikhailichenko, le gardien Musin s'est emmêlé les pinceaux sur le but nigérian.

Mikhailichenko sait ce qu'il doit améliorer dans le futur : "Nous avons marqué sept buts au premier tour, c'est formidable. Mais nous en avons encaissé autant sur l'ensemble de la compétition, c'est trop. Le succès commence par une bonne défense. Nous devons faire des progrès dans ce compartiment. . Ce n'est qu'ensuite qu'on peut penser à attaquer et à marquer des buts."