Malgré une défaite 3:4 concédée sur le terrain du Dynamo Moscou, l'avantage acquis par les Espagnols au match aller (6:3) leur aura suffi pour décrocher la deuxième Coupe Futsal de l'UEFA de leur histoire.
En dépit de la nette avance acquise en finale aller à Madrid, les joueurs du Boomerang Interviú ont dû faire appel à tout leur sang-froid pour remporter, face au Dynamo Moscou, la deuxième Coupe Futsal de l'UEFA de leur histoire. Les Moscovites, déjà battus au même stade de la compétition l'année dernière par les Belges de Charleroi, n'ont rien pu faire face à un Rafa impérial dans le but du Boomerang.
Entraîneur de la Máquina Verde (la Machine verte), Jesús Candelas n'a d'ailleurs pas manqué de souligner l'excellente prestation des Russes en finale : "Le Dynamo est sans aucun doute la meilleure équipe que nous ayons rencontrée depuis quatre ans. J'ai cru que nous allions pouvoir profiter de leur décision de remplacer leur gardien par un cinquième joueur de champ, mais nous avons eu affaire à une équipe très expérimentée qui a su tirer le meilleur parti de la situation."
Cependant, Candelas s'est dit surpris par le manque de dynamisme de certains joueurs russes lors de phases de jeu décisives. Un manque de concentration qui a permis au Boomerang de rester dans le match. Ce nouveau succès fait également du technicien espagnol l'entraîneur plus titré de l'histoire de son pays : "Je ne me lasse pas de gagner. Il faudra bien que ça s'arrête un jour au l'autre, mais pas avant que nous n'ayons trouvé un adversaire à notre mesure".
Encouragé par toute la Druzhba Arena, le Dynamo prend rapidement l'avantage par Sirilo avant de voir les visiteurs égaliser à la 12ème minute de jeu. Durement touchés par ce coup du sort, les joueurs d'Alexander Shibaev refusent pourtant de se laisser abattre et continuent à imposer leur rythme aux Espagnols, qui se contentent de défendre, en attendant une opportunité en contre. Mais, tout au long de la rencontre, les attaquants du Dynamo n'ont cessé de buter sur Rafa, le gardien du Boomerang, qui remplaçait l'habituel titulaire Luis Amado, blessé.
La 36ème minute de jeu marque le début d'une période folle, au cours de laquelle les deux équipes inscrivent cinq buts coup sur coup. Le Dynamo commence par reprendre l'avantage par Joan. Quelques secondes plus tard, Daniel remet à nouveau les deux équipes à égalité. Maevski et Tatu permettent aux locaux de se détacher et de revenir à un but seulement de leurs adversaires, alors qu'il ne reste que deux minutes à jouer. Les Russes décident alors de faire sortir leur gardien pour aligner un joueur de champ supplémentaire, sans pour autant parvenir à trouver la faille. Pire encore, Gabriel profite de la situation dans les ultimes secondes de jeu en expédiant, depuis son propre camp, un lob qui termine sa course au fond des filets.
Déjà vainqueur en 2004, le Boomerang remporte donc sa deuxième Coupe Futsal de l'UEFA, quelques semaines à peine après son triomphe en finale de la Coupe Intercontinentale. Cette victoire vient, en outre, confirmer la domination des clubs espagnols puisque le Boomerang et Playas de Castellón comptent chacun deux titres européens. Charleroi, vainqueur de la précédente édition, est le seul club non espagnol à avoir apposé son nom au palmarès de l'épreuve.
Schumacher décisif
Cette année, c'est certainement l'extraordinaire prestation du maître à jouer brésilien Schumacher, auteur d'un triplé au match aller, qui aura fait la différence entre les deux finalistes.
Contrairement à ce que le score pourrait laisser entendre, les Russes se sont montrés très à leur avantage, contribuant à proposer au public espagnol une rencontre de très haut niveau. Gabriel, Sirilo, Schumacher et Pelé trouvent successivement le chemin des filets pendant les 15 premières minutes, avant qu'un but signé Malyshev ne donne l'avantage (3:2) au Dynamo à quelques minutes de la mi-temps. C'est alors que Daniel et Schumacher entrent en action. Les deux hommes marquent tour à tour, permettant ainsi au Boomerang de mener 4:3 à la pause.
En deuxième période, le Dynamo continue à pousser, sans toutefois parvenir à tromper la vigilance de Rafa. Les Espagnols vont même crucifier leurs adversaires à neuf minutes du coup de sifflet, lorsque Marquinho porte le score à 5:3. Démobilisés, les Russes laissent Schumacher inscrire un sixième but dans les ultimes secondes de la partie. Un but qui s'avérera finalement décisif, puisqu'il permet au Boomerang de revenir au sommet de la hiérarchie européenne.