La prochaine journée du second tour du Championnat du Monde de Futsal de la FIFA, Chinese Taipei 2004, s'annonce des plus prometteuses. Tandis que les tenants du titre espagnols doivent prendre le meilleur sur le Portugal pour s'assurer une place en demi-finale, la rencontre qui opposera l'Ukraine à l'Argentine pour le compte du Groupe F prendra des allures de finale : les Européens ont absolument besoin d'une victoire, alors qu'un nul suffit aux Albicelestes. Face aux Tchèques, déjà éliminés, l'Italie aura à cœur de bien faire, tandis que les Brésiliens, opposés aux Etats-Unis, chercheront comme toujours à enchanter le public. FIFA.com s'intéresse pour vous à ces quatre rencontres.

Brésil - Etats-Unis : en avant la musique
Vainqueurs d'une "ennuyeuse équipe d'Argentine", les hommes de Ferretti veulent renouer avec le futsal-spectacle : "A chaque danse sa musique. Contre l'Argentine, ç'a été une danse ennuyeuse, mais contre les Etats-Unis, ce sera salsa ou samba, déclarait dans la bonne humeur le coach sud-américain. La victoire est primordiale, mais si on peut y mettre la manière, on ne va pas s'en priver." Il est vrai que les Brésiliens, assurés de se retrouver dans le dernier carré après leurs victoires sur l'Ukraine et l'Argentine, peuvent se permettre de penser au spectacle. Mais du côté de l'entraîneur U.S Keith Tozer, on n'a pas vraiment l'intention de regarder jouer la Seleçao.

Sa formation, qui ne dispose que d'une expérience limitée en futsal, n'a cessé de s'améliorer tout au long de la compétition. "On respecte énormément les Brésiliens, qu'on connaît très bien. Mais ça ne nous empêchera pas de tout donner." Récemment, en septembre, les deux équipes se sont rencontrées par deux fois à Campo Grande : à l'arrivée, le Brésil s'est imposé 7:3 et 9:2. Tozer, pas particulièrement intéressé par les statistiques, souligne : "Si on ne se fixe pas des objectifs ambitieux, on ne réalise jamais ses rêves".

Arbitres : Massimo Cumbo (ITA), Yaya Djiba (SEN), Vladimir Maso Goitisolo (CUB), Kazuya Isokawa (JPN)


Ukraine - Argentine : une finale avant l'heure
Une victoire contre les Etats-Unis, une défaite contre le Brésil, trois points glanés dans ce second tour : d'un point de vue purement statistique, les deux formations sont déjà très proches. Mais la ressemblance ne s'arrête pas là : "Les deux équipes ont plus ou moins le même système de jeu", explique Fernando Larrañaga, l'entraîneur argentin, qui considère cependant que les siens sont plus performants aux avant-postes : "On est plus rapides en attaque, même si les Ukrainiens disposent d'une vitesse d'exécution étonnante." Face à des Européens solides et combatifs, Larrañanga s'attend à une rencontre serrée.

Après le succès 3:1 de ses protégés face au Etats-Unis, coach Gennadiy Lisenchuk était plus que satisfait : "Cette victoire, face à un adversaire très fort, était capitale pour nous." Quand on lui demande quelle sera la tactique miracle face aux Sud-Amércains, le stratège préfère la jouer fine : "Il faudra avant tout savoir contrôler le rythme de la partie." Une chose est sûre, lors des prochains entraînements, Lisenchuk travaillera en priorité l'efficacité de son équipe. Car face aux Américains, ses joueurs ont laissé en route bon nombre d'occasions toute faites. Et on le sait, la défense argentine n'est pas du genre à faire des cadeaux. 
 

Arbitres : Sadreddin Seyed Moosavi (IRN), Adel Al-Shatti (KUW), Pedro Galan (ESP), Robert Porritt (AUS)

Espagne - Portugal : le champion du monde sous pression
Jusqu'au match contre l'Italie, les champions du monde espagnols semblaient intouchables. Quatre victoires, 21 buts inscrits contre 0 encaissé, il y avait là matière à satisfaction. Mais la défaite 2:3 contre la Squadra Azzurra met désormais la pression sur les protégés de Javier Lozano. S'ils ne veulent pas dépendre du résultat de l'autre match, il leur faut en effet impérativement prendre le meilleur sur le voisin lusitanien.

"Ce sera un match très difficile pour nous, une vraie finale, explique Lozano. Avec le Brésil, l'Argentine, l'Italie et l'Espagne, le Portugal fait partie des cinq équipes capables de remporter ce championnat. La compétition est très équilibrée, tout se jouera sur des détails." Malgré tout, Lozano estime que son équipe a les armes pour franchir l'écueil : "Contre l'Italie, on n'a pas eu de chance. C'est maintenant qu'on va voir notre vrai niveau."

Pour les Portugais, tenus en échec par l'Italie et vainqueurs des Tchèques, l'équation est plus simple : "Un nul nous suffit", annonce l'entraîneur Orlando Duarte. Mais il souligne : "On ne jouera pas le nul, parce qu'on ne veut pas se retrouver en demies contre le Brésil. Bon, si on fait match nul, ça ira aussi, mais on cherchera la victoire."


Arbitres : Karoly Torok (HUN), Mohamed Ibrahim Farag (EGY), Carlos Del Cid (GUA), John Konstantinidis (USA)


République tchèque - Italie : les champions d'Europe veulent la première place
Battus par l'Espagne puis par le Portugal, les Tchèques ont déjà fait une croix sur leurs rêves de demi-finale. Néanmoins, après une journée de repos, les joueurs de Michal Striz n'ont qu'une idée en tête, quitter la compétition sur une bonne note. "C'est une question de fierté. On va tout donner." Interrogé sur l'élimination de son équipe, il répond : "Tous mes joueurs sont amateurs. Pour nous, ç'a été très dur d'enchaîner deux matches deux jours de suite. Ceci dit, je suis très content de mes joueurs."

Pour leur part, les Italiens voudraient bien s'assurer la première place du Groupe E de manière à éviter le Brésil en demies. Pour cela, l'idéal serait une victoire par un large écart. Ecoutons Alessandro Nuccorini, l'entraîneur de la formation transalpine : "Ce n'est pas une situation nouvelle pour l'Italie. Je suis sûr qu'il y aura du suspense jusqu'à la dernière minute du dernier match."

Arbitres : Nestor Valiente (PAR), Jyrki Filppu (FIN), Nolido Paixao (BRA), Juan Carlos Sciancalepore (ARG)