Après les huit équipes éliminées au premier tour, ce sont aujourd'hui quatre nouveaux candidats au titre qui quittent le Championnat du Monde de Futsal de la FIFA, Chinese Taipei 2004. Si les Etats-Unis et la République Tchèque n'ont jamais véritablement fait le poids face à des adversaires nettement supérieurs et ont dû concéder trois défaites en trois matches, le Portugal et l'Ukraine sont en revanche passés tout près de l'exploit. Mais toutes les équipes présentes lors de ce second tour avaient au moins une chose en commun : un niveau de jeu en nette progression par rapport à l'édition précédente. FIFA.com récapitule pour vous les performances de ces quatre équipes.

Ukraine : le sort s'en mêle et barre la route du dernier carré
Dès les deux premières sorties de l'Ukraine au second tour, une défaite 0:6 contre le Brésil et une victoire 3:1 face aux Etats-Unis, il apparaît nettement que le manque de réalisme offensif des Ukrainiens va poser un problème. Lors du dernier match décisif contre l'Argentine, ils totalisent pas moins de 18 tirs au but, mais il était écrit que les Slaves ne marqueraient pas ce jour-là.

Au bout du compte, il ne leur aura manqué qu'un petit but pour accéder au dernier carré. "Mes joueurs ont très bien joué, mais s'ils ne parviennent pas à concrétiser leurs occasions, cela ne compte pas", concédait le sélectionneur Gennadiy Lisenchuk à l'issue du match. Pourtant, tout au long du tournoi, les Ukrainiens ont fait preuve d'une force de caractère peu commune, comme en témoigne leur victoire 5:4 acquise sur l'Egypte au premier tour après avoir été menés 0:3. L'équipe a désormais l'esprit tourné vers le Championnat d'Europe de Futsal 2005, qui aura lieu en février prochain, et au cours duquel elle affrontera le pays hôte, la République Tchèque.

Portugal : Amado vient ruiner les espoirs portugais
"Notre équipe a beaucoup progressé techniquement. Je ne pouvais pas en attendre davantage de mes joueurs. En deuxième mi-temps, nous avons été largement supérieurs aux Espagnols, mais nous n'avons tout simplement pas eu de chance", regrettait Orlando Duarte après l'élimination de son équipe. En effet, pendant près de 20 minutes, les Portugais ont littéralement fait le siège du but espagnol, mais ils se sont sans cesse heurtés à Luis Amado, un gardien en état de grâce. Le portier espagnol n'a pas ménagé ses efforts, multipliant les parades du poing et du pied.

Au bout du compte, Amado est parvenu à frustrer les attaquants portugais. Malgré l'élimination, les Lusitaniens ont montré beaucoup de bonnes choses pendant le tournoi. Le défenseur Ivan, notamment, auteur d'un match exemplaire lors du 0:0 contre l'Italie. Ce match restera d'ailleurs dans les annales comme le premier nul vierge de l'histoire du Championnat du Monde de Futsal de la FIFA. Au premier tour, contre la République Tchèque et l'Iran, le Portugal a remporté des succès convaincants. L'équipe ibérique va désormais se concentrer sur le Championnat d'Europe de Futsal en République Tchèque, où elle rencontrera à nouveau l'Italie au premier tour.

Etats-Unis : cure de jouvence obligatoire
Les Américains n'ont pas fait illusion longtemps dans ce second tour : après deux défaites contre l'Argentine (1:2) et l'Ukraine (1:3), ils s'inclinent 5:8 face au Brésil lors du dernier match. A l'issue du tournoi, le sélectionneur Keith Tozer revenait sur les prestations de son équipe : "Je crois que notre jeu est encore un peu trop statique, mais l'équipe a tout de même atteint un bon niveau. Malgré tout, je peux difficilement me satisfaire d'un tel résultat." Au final, les hommes de Tozer ont pourtant fait bonne impression dans ce tournoi. 
 


En effet, ses joueurs, dont certains n'avaient pas disputé plus de 15 matches de futsal de leur vie, ont démontré un état d'esprit sympathique. Le sélectionneur américain peut donc envisager l'avenir avec confiance : "Nous verrons bien d'où viendra la relève. Il est vrai que nous alignions l'équipe la plus âgée du tournoi (30 ans et six mois de moyenne). Je pense qu'à l'avenir, nous devrons nous appuyer sur les équipes U-19 et U-20."

République Tchèque: un échec face à l'élite européenne
Avant même le début du second tour, l'entraîneur tchèque, Michal Striz, déclarait : "Certes, c'est un avantage pour nous de jouer contre des adversaires que nous connaissons bien, mais vous avez vu de quels adversaires il s'agit ? L'Espagne, l'Italie et le Portugal, la crème du futsal européen." Quelques jours plus tard, le Tchèque devait reconnaître que son équipe n'avait pas eu grand-chose à opposer à ses adversaires. Trois défaites consécutives, 0:2 contre l'Espagne, 4:8 contre le Portugal et 0:3 contre l'Italie, sonnaient donc le glas de l'aventure tchèque à Chinese Taipei.

Pourtant, Striz restait positif à l'issue du tournoi : "Nous savions parfaitement que les trois autres équipes de notre groupe étaient largement supérieures. Nous sommes encore amateurs, tandis que tous nos adversaires sont déjà passés professionnels, et le physique a fait la différence. Maintenant, il ne nous reste plus qu'à nous préparer pour le prochain Championnat d'Europe. Espérons que cette expérience nous sera profitable et que nous pourrons progresser grâce à cette compétition." Finalement, quel souvenir la République Tchèque laissera-t-elle dans ce Championnat du Monde de Futsal de la FIFA ? Un style de jeu attractif, notamment lors du match perdu 1:4 contre le Brésil, sans doute une des rencontres les plus plaisantes de la compétition.