Malgré une fin de match totalement folle, la Squadra Azzurra s'est imposée face à l'Argentine dans la deuxième demi-finale du Championnat du Monde de Futsal de la FIFA, Chinese Taipei 2004. Elle retrouvera dimanche l'Espagne dans une première finale 100% européenne.
"Je suis très heureux que nous poursuivions l'aventure", avouait Nuccorini à la fin de la rencontre. "Nous avons joué à un niveau très élevé ce soir. La première mi-temps a été excellente, la seconde un peu folle mais c'est assez logique. L'Italie a mérité sa victoire. Nous avons mené toute la partie. Mais je tiens enfin à féliciter cette équipe d'Argentine qui aura la possibilité dimanche d'entrer dans les trois meilleures équipes de futsal du monde."
Après les embrassades nombreuses entre amis, place au jeu. Et comme on s'y attendait, l'entame de match est très défensive. Bien en place, les deux équipes ne veulent pas céder. Pourtant, Bacaro va rapidement trouver la faille dans une arrière-garde argentine trop statique. D'une superbe frappe, il ouvre le score en faveur de l'Italie (1:0, 3'). Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on imaginait pas voir un but aussi tôt.
Déjà 3:0 à la pause
Mais l'Italie semble vraiment un cran au-dessus de son adversaire. Face à un bloc très compacte, les Italiens parviennent par leur technique à créer les décalages. Ainsi, à la conclusion d'un action durant laquelle la balle n'a cessé de naviguer de longs instants aux abords de la surface, Fabiano ajoute un nouveau but au compteur azzurro (2:0, 9'). Un tableau d'affichage qui s'affole un peu plus trois minutes plus tard lorsque Bacaro récupère un ballon dans la moitié de terrain argentine et le glisse entre les jambes de Guisande (3:0, 12'). L'Italie ne rêvait sans doute pas meilleur départ.
D'autant que le score en reste là jusqu'à la pause. Et la physionomie de la rencontre reste identique à la reprise. A ceci près que l'Argentine se montre plus agressive. N'ayant plus grand chose à perdre, les hommes de Larrañaga se jettent à corps perdu dans la partie.
Carlos Sanchez trouve alors les mains de Feller pour lui barrer la route (28'). Mais sur le corner qui suit, ce sont les filets italiens qui arrêtent la frappe du capitaine argentin (3:1, 28'). Les Albicelestes viennent peut-être de se relancer. Ils ne sont même pas loin de prolonger le suspense deux minutes plus tard, mais Feller remporte son duel (30').
Une occasion manquée de trop. Sur une contre-attaque, Foglia lance Vicentini en profondeur. Le milieu italien est certes trop court, mais il contre le dégagement de Guisande. La balle rebondit avant que Vicentini ne la reprenne en demi-volée dans un angle impossible (4:1, 32'). L'Italie a fait le plus dur.
Cinq dernières minutes complètement folles
A la 34ème minute, une finale 100% européenne se rapproche. Après un double arrêt extraordinaire, Feller lance Foglia seul face au gardien argentin. Alors que les Italiens jouent à quatre après l'exclusion de Vicentini, le petit attaquant remporte son duel (5:1, 34'). Alors que Gimenez réduit la marque (5:2, 34'), on entre dans cinq dernières minutes complètement folles. Les deux équipes ayant déjà accumulé cinq fautes, chaque nouvelle infraction sera passible d'un coup-franc aux dix mètres.
Si Bacaro marque (6:2, 35'), Wilhelm lui répond (6:3, 35'), et l'écart reste de trois unités. Une différence fatale aux Argentins puisque Montovaneli ajoute un septième but (7:3, 38'), avant que Gimenez réalise le doublé (7:4, 40').
A l'issue du match, Fernando Larrañaga ne pouvait cacher sa déception : "Nous avons très mal démarré, un peu comme face au Brésil. En encaissant rapidement deux buts sur des erreurs de notre défense - et des actions bien construites par l'Italie -, la nervosité a gagné mes joueurs. Nous avons un peu reproduit la rencontre que nous avions perdu face à cette équipe il y a deux ans en Egypte. L'Italie a logiquement gagné son billet pour la finale."