Le 3 décembre est décidément un jour à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire du futsal espagnol. Pour la deuxième fois en l'espace de seulement quatre ans, les Ibères ont en effet mis à genoux le grand Brésil : vainqueurs de la Seleçao 4:3 en finale de Guatemala 2000, ils ont cette fois eu besoin des tirs au but pour éliminer la formation de Ferretti. Ni le temps réglementaire ni les prolongations n'avaient auparavant permis aux deux équipes de se départager (2:2). Dans l'autre demi-finale, les Italiens ont balayé l'Argentine 7:4. FIFA.com a recueilli les réactions des principaux intéressés.
Brésil - Espagne
Javier Lozano (sélectionneur espagnol) : "Les Espagne-Brésil donnent toujours un spectacle de qualité, mélange de vitesse et l'émotion. L'Espagne a mérité sa victoire, même s'il faut reconnaître que ç'a été serré et qu'on a eu des hauts et des bas. Je crois que notre victoire s'est construite d'une part autour des facultés d'adaptation de notre défense, d'autre part autour de notre capacité à imprimer le rythme. J'ai vraiment aimé notre façon de jouer. Avant le début de Chinese Taipei, il y avait encore quelques doutes sur les véritables qualités de cette équipe. Aujourd'hui, on a montré qu'on pouvait jouer à un très haut niveau."
Luis Amado (Espagne) : "Ç'a été une partie très équilibrée entre deux grosse équipes. Contre le Brésil, on sait de toute façon que ça sera toujours accroché. Aujourd'hui, le plus important pour nous était de garder notre concentration du début à la fin. Je crois que de ce point de vue-là, on a été à la hauteur. On a su être patients, ne pas se précipiter."
Marcelo (Espagne) : "Depuis que je suis gamin, j'ai un grand rêve, devenir champion du monde. Maintenant qu'on est en finale, je peux vous dire que je vais vraiment tout donner pour qu'il devienne réalité. Honnêtement, ça m'était égal de tomber contre l'Argentine ou contre l'Italie, ce qui compte, c'est qu'on gagne. Mais puisque c'est l'Italie, eh bien tant mieux, on a perdu contre eux au second tour, ce sera l'occasion d'une revanche. Ce sera certainement une belle finale, je vais me donner à 120%."
Ferretti (sélectionneur brésilien) : "Comment voulez-vous expliquer une défaite aux tirs au but ? C'est toujours un contexte très spécial. On voulait gagner, c'est une évidence, mais à l'arrivée, il nous faut digérer une défaite douloureuse. Notre attaque a été performante, surtout face à cette solide défense espagnole, mais on a manqué d'efficacité. Tobias et Fininho ont beau être connus, ils ont montré leurs limites, c'est pour ça que je ne les ai pas utilisés. Aujourd'hui, on a pu voir qu'il ne suffit pas d'être bon devant. Si on veut gagner, il faut aussi avoir une bonne base défensive. Le Brésil aurait dû gagner ce match dans le temps réglementaire ou en prolongation. Je ne peux que féliciter l'Espagne. Ça fait 30 ans que je suis dans le métier, ce n'est pas cette défaite qui va m'anéantir. Dimanche, on repart au travail."
Simi (Brésil): "Ç'a été une partie très équilibrée. Le Brésil s'est incontestablement créé plus d'occasions que l'Espagne. Sur leur deuxième but, on n'est pas vraiment chanceux, avec Schumacher qui dévie ce ballon. Luis Amado a été particulièrement brillant ce soir. On a beaucoup tiré au but, mais si on a n'a pas plus marqué, ce n'est pas que la défense espagnole soit si forte qu'on veut bien le dire, mais plutôt qu'on n'a pas su concrétiser. Ça va être vraiment dur de se remotiver pour le match pour la troisième place. On était venus ici pour être champions du monde, ça ne sera pas pareil."
Falcao (Brésil) : "On a eu nos occasions, mais on n'a pas su les mettre au fond. Les tirs au but, c'est toujours la loterie. Le Brésil s'était donné pour objectif de pratiquer un futsal de grande qualité. On y est parvenus, mais c'est bien sûr très décevant de ne pas pouvoir continuer à le faire en finale. On touche trois fois le poteau, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Il y a des jours où ça ne veut pas rentrer."
Italie - Argentine
Alessandro Nuccorini (sélectionneur italien) : "L'Italie a mérité sa victoire. On a été devant du début la fin. Par contre, après une première mi-temps bien menée, il faut reconnaître que la seconde a été un peu folle. On ne peut en vouloir à personne, mes joueurs étaient fatigués après tous les matches qu'ils ont eu à disputer. Ceci dit, je vous rassure, ils vont retrouver leurs jambes pour la finale."
Salvatore Zaffiro (capitaine italien) : "Cette finale, on l'a mérite, tout simplement parce qu'on a fait un bon match. Quand on mène 3:0 à la mi-temps, il est normal de se déconcentrer un peu, même si c'est vrai que l'Argentine s'est aussi mise à mieux jouer à partir de ce moment-là. En tout cas, on a pris énormément de plaisir dans ces 20 dernières minutes."
Fernando Larranañga (entraîneur argentin) : "Comme contre le Brésil, on est mal rentrés dans la partie et on s'est vite retrouvés menés de deux buts. On n'a jamais réussi à mettre la main sur le match, les joueurs étaient nerveux, et petit à petit, ils ont perdu confiance. Ça m'a rappelé le match d'il y a deux ans, en Egypte, contre ces mêmes Italiens, où on n'avait pas su développer notre véritable jeu. Il faut dire que là encore, on est tombés sur de sérieux clients. Dans des circonstances normales, on n'aurait pas perdu de trois buts. On a fait aujourd'hui des fautes inhabituelles. Malgré tout, n'oublions pas que l'objectif premier, les demi-finales, a été atteint."