La finale du Championnat du Monde de Futsal de la FIFA, Chinese Taipei 2004 oppose deux adversaires qui se connaissent bien : d'un côté l'Espagne, championne du monde en titre, et de l'autre l'Italie, championne d'Europe. FIFA.com revient sur ce match au sommet entre deux équipes qui proposent un jeu de qualité, ainsi que sur le match pour la troisième place, qui sera l'occasion d'un duel 100% sud-américain entre le Brésil et l'Argentine.
Espagne - Italie : Jamais deux sans trois pour la Squadra Azzurra ?
Malgré deux succès consécutifs contre les champions du monde espagnols, le premier en demi-finale du Championnat d'Europe 2003, le deuxième au second tour du Championnat du Monde de Futsal de la FIFA, l'entraîneur italien, Alessandro Nuccorini, ne veut pas entendre parler du rôle de favori : "Après son succès contre le Brésil, l'Espagne est désormais clairement favorite. Cela va faire la deuxième fois que nous affrontons les Espagnols dans ce tournoi et nous connaissons donc très bien leurs qualités. Ils nous sont toujours supérieurs dans un certain nombre de domaines. Le fait que nous les ayons déjà battus deux fois ne saurait en aucun cas être un avantage. Pour être tout à fait franc, j'aurais préféré jouer la finale contre le Brésil. Pour nous, c'est déjà presque un miracle de nous retrouver là. Mes joueurs sont très fatigués, mais je peux vous assurer qu'ils donneront tout ce qu'ils ont en finale". Réalisme ou fausse modestie ? Les quarante prochaines minutes de jeu nous apporteront la réponse. Salvatore Zaffiro, le capitaine italien, précise : "Notre principal objectif était d'atteindre la finale, et nous sommes très heureux de l'avoir rempli. Je ne sais pas ce qu'il va se passer dimanche, mais je peux d'ores et déjà remercier mes coéquipiers pour ce qu'ils ont accompli jusqu'ici. Si nous voulons gagner le titre, nous devons être capables de battre n'importe quelle équipe. La finale sera sans doute notre plus rude combat".
Quand à l'Espagne, elle se présentera forte de son succès contre le Brésil au tour précédent. Toutefois, les champions du monde en titre savent qu'ils devront rester parfaitement concentrés s'ils veulent battre une équipe italienne devenue leur bête noire au fil du temps. A la veille du match contre l'Italie, Javier Lozano, le sélectionneur espagnol, prévient : "Encore une fois, le destin a placé l'Italie sur notre route. Nous lui en sommes reconnaissants car cela nous donnera l'occasion de prendre notre revanche après notre défaite du deuxième tour. Leur équipe possède de nombreux points forts, notamment en défense et dans le jeu de contre. Pourtant, les Italiens doivent eux aussi s'attendre à un match très difficile." Le gardien de but Luis Amado et le capitaine Andreu ne cachent pas leur satisfaction à la perspective de se venger de la "défaite injuste" essuyée précédemment dans le tournoi. Quant à Marcelo, un des joueurs espagnols les plus en vue de la compétition, il ajoute : "Depuis que je suis gamin, mon rêve est de devenir champion du monde. Maintenant que nous sommes en finale, je compte bien mettre tout mon cœur dans ce match pour que nous remportions la victoire. Alors, mon rêve deviendra enfin réalité. Nous avons un compte à régler avec l'Italie. Ce sera sans doute une très belle finale".
Arbitres : Juan Carlos Sciancalepore (ARG), Nolido Paixao (BRE), Jyrki Filppu (FIN), John Konstantinidis (USA).
Brésil - Argentine : Question de motivation
Jusqu'à hier, les deux équipes pouvaient encore rêver au sacre mondial, mais les demi-finales les ont brutalement ramenées à la réalité. Le Brésil s'est incliné devant l'Espagne aux tirs au but, tandis que l'Argentine a dû admettre la supériorité de l'Italie. Il sera sans doute difficile aux deux entraîneurs de battre le rappel de leurs troupes pour les quarante minutes à venir, et ce malgré l'attrait du derby entre les deux pays. Fernando Larrañaga, le sélectionneur argentin, concède : "Nous allons maintenant devoir effectuer un gros travail psychologique. Je dois faire comprendre à mes joueurs qu'ils ne doivent plus penser à leur défaite en demi-finale. Je crois que la situation est tout de même plus facile à accepter pour moi qu'elle ne l'est pour eux". Et d'ajouter : "L'entraîneur qui parviendra à motiver ses joueurs emportera certainement le match". Le sélectionneur brésilien, Ferretti, ne voit quant à lui aucun problème : "Mes joueurs sont tous des professionnels et ils n'auront donc aucun mal à se motiver pour ce match. Ils aborderont cette rencontre parfaitement concentrés, et je suis sûr d'une chose : ce match pour la troisième place sera très intéressant. Les joueurs jouent aussi pour leur image et leur renommée. Une bonne performance est toujours susceptible d'avoir des répercussions positives sur leur situation financière". Toutefois, ce qui semble simple en théorie ne l'est pas toujours en pratique, comme le reconnaît Simi : "Ce sera très difficile pour nous d'être motivés pour le match pour la troisième place. Nous étions venus pour être champions du monde et maintenant que ce rêve s'est envolé, ça n'est plus la même chose".
Arbitres : Pedro Galan (ESP), Massimo Cumbo (ITA), Carlos Del Cid (GUA), Robert Porritt (AUS).