Avant la finale du Championnat du Monde de Futsal de la FIFA, Chinese Taipei 204, une chose est certaine, les deux entraîneurs finalistes sont d'accord sur un point : leur équipe n'est pas le principal prétendant à la victoire. Comme Alessandro Nuccorini, Javier Lozano préfère penser que son équipe jouera dimanche le rôle d'outsider. Mais qui peut bien détenir la vérité ?
FIFA.com : Javier, comment abordez-vous cette finale ?
Javier Lozano : Avec une immense joie. Mais également avec un fort sentiment de responsabilité ainsi qu'une grande confiance.
Pensez-vous que cela puisse être un avantage d'avoir déjà joué contre l'Italie au deuxième tour de ce Championnat du Monde de Futsal de la FIFA 2004 ?
Bien sûr que oui ! En ayant déjà disputé une rencontre face à l'Italie, nous connaissons mieux ses forces et ses faiblesses. On en sait plus sur cette équipe qu'au début du tournoi, c'est une certitude.
Imaginiez-vous que ce tournoi allait se clôturer par un Espagne-Italie ?
Pour moi, c'était une possibilité. L'Italie étant l'un des favoris en tant que Champion d'Europe, nous en tant que tenant du titre. Rien n'était sûr à 100%, mais il y avait une forte probabilité.
Cette finale opposera deux équipes européennes. Jugez-vous le futsal sud-américain moins bon aujourd'hui qu'en Europe ?
En Europe, il y a beaucoup plus de compétitions que dans tous les autres coins de la planète. Il n'y a pas de secret, quand on met de l'intérêt dans une discipline en organisant des rencontres, c'est ainsi que les équipes progressent. Pour moi, c'est le gros avantage que détient l'Europe sur l'Amérique du sud.
Quelles différences voyez-vous entre le futsal européen et sud-américain ?
Je dirais que le futsal sud-américain est plus technique et créatif, alors qu'en Europe, on privilégie sans doute plus le physique et la tactique. Je ne pense pas que l'on puisse affirmer que l'un ou l'autre des modèles est meilleur. L'idéal, c'est d'obtenir de son équipe un mélange des deux.
Qu'allez-vous dire à vos joueurs dans les prochaines heures ?
Déjà je vais leur dire que disputer une finale de Championnat du Monde est une grande chance. Un événement qu'ils ne vivront peut-être qu'une seule fois dans leur carrière. Ensuite je leur demanderais de donner le meilleur. Nous verrons bien sur le terrain comment cela se déroulera.
Alessandro Nuccorini estime que l'Espagne est grandissime favorite pour cette finale. Qu'en pensez-vous ?
Il est malin, il cherche à nous mettre la pression. C'est de bonne guerre. Mais sincèrement, je pense que son équipe est le favori logique pour la victoire. Ils sont champions d'Europe et viennent de nous battre deux fois lors de nos deux dernières confrontations. Que veulent-ils de plus ?
Sur quel(s) point(s) risque de se faire pencher la balance ?
Se seront de tout petits détails qui décideront de l'issue de cette finale. Un exploit individuel, une faute, un corner… Il faudra se montrer très attentifs car le moindre moment d'égarement pourra être fatal.