A l'issue de la dernière journée du Championnat du Monde de Futsal de la FIFA, Chinese Taipei 2004, l'Espagne s'est adjugé le titre suprême, l'Italie l'argent, et le Brésil le bronze en battant l'Argentine. Les principaux acteurs de ces deux matches reviennent pour FIFA.com sur la fin de ce tournoi.
Alessandro Nuccorini (sélectionneur de l'Italie)
" Je tiens avant tout à féliciter mes joueurs et tout mon staff. Si nous avons réussi un Championnat du Monde aussi merveilleux, c'est bien grâce à eux. A aucun moment, nous n'avons dû déplorer de mauvais comportement. Et ce n'est pas la défaite de ce soir qui effacera tout cela de ma mémoire.
Nous avons bien joué durant tout le tournoi, mais pour cette finale, il nous a juste manqué un peu de jus. Il ne faut pas non plus oublier que l'Espagne a réalisé une partie en tout point extraordinaire. Bravo à eux ! Je l'avais dit avant le match : il n'était pas évident de jouer face à cette équipe que nous avions battue lors de nos deux dernières confrontations. Mais nous ne pouvions pas choisir notre adversaire, il fallait faire avec.
Avant cette rencontre, nous avions aligné 23 victoires, un nul immérité contre le Portugal, et une défaite en amicale face à la Slovénie sans la plupart de mes joueurs cadres. Mes joueurs doivent vraiment être fiers d'eux. Dans la vie, il faut savoir relever la tête et affronter l'avenir. Et c'est ce que nous ferons. A la fin de ce tournoi, notre bilan est de six victoires, un nul et une seule défaite, comme l'Espagne. Mais ce soir c'est cette équipe espagnole qui est championne du monde. Nous avons remporté un match contre elle, perdu un autre, mais au final c'est elle qui l'emporte. Le sport est ainsi fait. Après la rencontre, je me suis juste empressé d'aller inscrire un mot pour mes joueurs sur le tableau du vestiaire : " Merci ! Soyez fiers de vous, vous avez été fantastiques ! "
Kike (défenseur de l'Espagne)
" Ce soir, le bonheur est différent de celui ressenti au Guatemala. Il y a quatre ans je n'étais encore qu'un enfant ou du moins très jeune, je n'avais que 22 ans. Et puis je ne jouais presque pas. J'avais donc vécu ce titre très intensément mais en le savourant un peu moins. Celui-ci, il démontre que la sélection espagnole possède beaucoup des qualités que les autres équipes n'ont pas. Nous avons démontré une extraordinaire unité et pour moi, c'est ce qui m'importe le plus. Certes le premier titre est sans doute le plus important, mais je crois qu'il encore plus dur de confirmer. Nous n'étions pas les principaux favoris car d'autres sélections partaient à priori devant nous. Ce succès nous permet donc de consolider encore un plus ce sport dans notre pays, et dans le monde. Nous prouvons aussi que ce sport à un bel avenir devant lui. "
Javi Rodriguez (Attaquant de l'Espagne - Ballon d'argent adidas)
" C'était mon troisième Championnat du Monde de Futsal de la FIFA, et de loin le plus dur. Toutes les équipes ont démontré une énorme progression. En ce qui concerne la finale, nous avons assisté à un match très équilibré. Nous savions que nous devrions être très attentifs face aux puissants attaquants italiens. Ce qui a fait la différence ? Sans doute avons nous été un peu plus chanceux qu'eux en attaque. "
Luis Amado (gardien de l'Espagne)
" Nous avons assisté ce soir à un match très serré. De chaque côté, je crois que les gardiens ont eu la part belle et s'en sont superbement sortis. Mais cela a été une constante dans tout ce tournoi. Les quatre équipes du dernier carré possédaient vraiment d'excellents gardiens de but. Je pense d'ailleurs que c'est comme cela que l'on consolide une équipe : on démarre par l'arrière. Aujourd'hui, l'entraînement en futsal a énormément progressé, spécialement pour les gardiens. Par exemple, avec mon club, je participe chaque semaine à sept à huit séances de deux heures chacune. Je ne pense pas que c'était le cas il y a quelques années. "
Ferretti (sélectionneur du Brésil)
" Ce soir, nous avons vu deux équipes entrer sur le terrain sans véritable pression. Le titre avait malheureusement déjà pris une autre direction. Mais je pense que ces deux équipes voulaient cette troisième place, et se sont battues pour. Ce qui me fait plaisir, c'est que nous aillons offert un joli spectacle aux spectateurs.
Pour faire un rapide bilan, il est indéniable que le futsal a progressé dans le monde entier. Si l'on regarde Guatemala 2000, on se rend compte notamment que le pays organisateur avait encaissé une défaite par 27 buts d'écart. Ici, Chinese Taipei s'est au pire incliné 0:12. Je crois que la progression du futsal asiatique est vraiment très grande, et l'on voit que ce continent donne beaucoup à la discipline. En Europe, le niveau est resté très élevé. Tout comme en Amérique du sud, où l'on a découvert une nouvelle force en la personne du Paraguay. Je pense à ce propos qu'il faudrait faire très vite attention à l'avenir à la Colombie, une puissance montante qui pourrait créer la surprise. Ce qui m'a étonné, c'est que l'Australie ne m'ai pas donné l'impression d'avoir évolué. Quant à l'Afrique, elle suit toujours la meute avec néanmoins une bonne équipe d'Egypte. "
Schumacher (défenseur du Brésil)
" C'est bien évidemment plus agréable de remporter la médaille de bronze que de finir quatrièmes. Nous nous étions fait une question d'honneur de bien jouer ce soir. Nous avons vu je crois un grand match, et je suis heureux que nous aillions montré autant d'actions dangereuses. "
Manoel Tobias (milieu du Brésil)
" Cela fait maintenant 14 ans que je joue pour la Seleçao, et je veux à chaque fois l'emporter, que ce soit en Championnat du Monde ou dans un match amical. Cela s'explique très simplement : je respecte mon pays. Je donne le meilleur de moi-même à chaque sortie, et j'ai montré la même détermination aujourd'hui. J'aurais bien sûr préféré jouer la finale, mais nous devions accepter et respecter le fait que l'Espagne nous ai battu. "
Fernando Larrañaga (sélectionneur de l'Argentine)
" Ce soir, nous avons reproduit les mêmes erreurs que face à l'Italie. Même si nous nous sommes repris en deuxième mi-temps, je ne peux être satisfait de cette défaite. Nous venions ici pour atteindre l'une des quatre premières places. Je peux donc dire que le bilan global de notre Championnat du Monde est plutôt bon. Nous sommes très contents d'avoir rempli l'objectif que nous nous étions fixé. Maintenant, cela me désole quand je repense à nos deux dernières rencontres. C'est dommage de terminer cette compétition sur une fausse note. Je reste persuadé que nous aurions pu faire mieux. "