Que ce soit en club ou en sélection, Steven Gerrard est un véritable héros. Dans la première partie d'une interview exclusive, le capitaine de Liverpool nous confie sa fierté de représenter les Reds.
A seulement 25 ans, Steven Gerrard affiche déjà 250 apparitions sous le maillot de Liverpool et 38 en équipe nationale. La jeune vedette, qui brille en Angleterre et pour l'Angleterre, s'apprête aujourd'hui à en découdre avec les plus grands de la planète football à l'occasion du Championnat du Monde des Clubs de la FIFA Coupe Toyota, Japon 2005. Dans la première partie d'une interview exclusive pour FIFA.com, il revient, d'une voix posée, sur la merveilleuse soirée qui vu Liverpool sacré champion d'Europe.

Six mois après, quel grand souvenir gardez-vous d'Istanbul ?
Le moment où j'ai brandi le trophée. C'était une soirée fantastique, très forte en émotions. C'était génial de jouer un match comme celui-là. On était complètement dépassés en première période et la deuxième n'aurait pas pu mieux se passer. Le match s'est vraiment joué sur les deux mi-temps !

Une question qui devrait intéresser tous les footballeurs en herbe : que ressent-on en brandissant la Coupe aux grandes oreilles ?
C'est un grand moment de fierté. J'ai la chance d'être capitaine, un grand honneur, et j'ai donc eu le plaisir de soulever le trophée en premier. C'est une sensation unique. On ressent une immense joie, accompagnée d'un certain soulagement et de fierté. J'étais tellement content pour l'équipe, qui a fourni des efforts inimaginables.

Cette Ligue des Champions est-elle votre plus grande fierté jusqu'à maintenant ?
D'un point de vue footballistique, assurément. Un joueur rêve toujours de remporter des coupes et quand j'ai commencé à jouer pour Liverpool, ce rêve est devenu réalité. Depuis que je suis capitaine, on a manqué de peu une des coupes anglaises, mais commencer par la Ligue des Champions, c'est vraiment formidable.

Comment expliquer qu'une équipe composée d'autant d'étrangers gagne avec une ténacité si typiquement britannique ?
Je ne mettrais pas notre victoire sur le compte de la seule ténacité. On a fait preuve de beaucoup de classe aussi. L'équipe associe des joueurs qui s'entraident : les joueurs locaux aident les étrangers et les étrangers nous aident aussi. C'est une bonne association, un bon équilibre… Je crois que c'est ça qui nous a menés à la réussite.

Qu'avez-vous appris en tant que capitaine du Liverpool Football Club ?
C'est un grand honneur. C'est une grosse responsabilité et il faut savoir gérer. Quand on est capitaine d'une équipe comme Liverpool, on subit beaucoup de pression. Il faut guider l'équipe vers de bons résultats et s'assurer de bien faire les choses. Dans ce club, il est essentiel de gagner les matches et d'afficher de la réussite.

La question de votre avenir à Anfield a défrayé la chronique la saison dernière ? Avec le recul, dans quelle mesure cela vous a-t-il affecté ?
C'est vrai. Cette affaire a bien duré 18 mois et ce n'est pas vraiment agréable de voir son nom et son avenir évoqués dans des articles de presse à chaque fois qu'on tombe sur un journal. Ç'a vraiment affecté ma concentration sur le jeu. Je suis content que tout ça soit terminé maintenant. J'ai signé un contrat de plusieurs années et je suis vraiment heureux dans ce club.

Selon vous, quel est votre meilleur poste ?
Milieu offensif axial. Pour être honnête, je joue un peu partout en ce moment et, comme je l'ai déjà dit, ça m'est égal. Peut-être que bientôt je jouerai dans les cages !
J'imagine que j'ai le choix entre adopter une attitude égoïste et râler ou alors prendre ma place dans l'équipe et essayer de faire du bon boulot pour tout le monde. C'est un grand honneur d'être dans le onze de départ de Liverpool et de l'équipe d'Angleterre... Ça me donne énormément confiance en moi.