On l'appelle la flèche. A juste titre, car Barakat est rapide, ce qui lui permet de régulièrement trouver le mille aux quatre coins du Continent Mère. Aujourd'hui âgé de 29 ans, le fin et agile attaquant du club égyptien d'Ahly s'est confié à FIFA.com à la veille de son match contre les Saoudiens d'Al Ittihad.

Lorsque vous jouiez en Arabie Saoudite, vous avez affronté Ittihad à plusieurs reprises. C'est une équipe que vous devez bien connaître ?
Oui, j'imagine. Quand j'étais en Arabie Saoudite, je jouais à Ahli, l'autre club de Djedda et l'ennemi juré d'Ittihad. En matière de football, les cultures saoudienne et égyptienne sont très similaires. Ahly et Ittihad possèdent les meilleures individualités de leur pays, des joueurs qui ont permis à leurs sélections nationales respectives d'atteindre des phases finales de Coupe du Monde. Par conséquent, je suis convaincu que notre match contre eux sera passionnant. Nous devrons essayer d'exploiter leurs rares points faibles. Par exemple, ils ont parfois tendance à s'affoler, surtout s'ils concèdent un but rapidement.

Pourquoi avez-vous quitté l'Arabie Saoudite ? Vous vous y étiez fait une bonne réputation.
Tout simplement parce que j'ai reçu une offre plus intéressante et qu'en tant que footballeur professionnel, je me dois de faire ce qui est le mieux pour moi et pour ma famille. J'estimais aussi qu'il était peut-être temps de rentrer au pays. L'offre que m'a faite Ahly a fini de me convaincre.

Vous avez joué un rôle essentiel dans le triomphe d'Ahly en Ligue des Champions de la CAF. On parle aussi beaucoup de vous pour le trophée du Meilleur joueur évoluant dans un club africain. Etes-vous sensible à ce genre de récompenses ?
Pas trop, non. Si je l'obtiens, tant mieux, sinon je n'y pense pas. Mon objectif est de bien faire mon travail, de mener mon club à la victoire et d'aider mes partenaires à marquer des buts. Etre nominé pour ce type de trophée me satisfait seulement dans la mesure où ça prouve que je suis dans le vrai. C'est tout ce qui compte pour moi.

Ahly a-t-il de réelles chances au Japon ?
Je pense bien, oui. Pour réussir un coup, et pourquoi pas même gagner le tournoi, il faudra beaucoup de foi, de confiance et de persévérance. Mais nous n'en sommes pas là. Pour l'instant, il y a Ittihad à battre. Si nous y parvenons, il est évident que nous en tirerons une source de motivation supplémentaire pour affronter Sao Paulo.

Cette place au Championnat du Monde des Clubs de la FIFA parvient-elle à vous faire oublier l'élimination de l'Egypte en Coupe du Monde de la FIFA ?
Même s'il est toujours passionnant de participer à une compétition de la FIFA, rien ne peut remplacer la Coupe du Monde. C'est vraiment ce qui se fait de mieux ! D'un autre côté, qui sait si le Championnat du Monde des Clubs ne deviendra pas un jour aussi prestigieux que la Coupe du Monde ? Si c'est le cas, j'aurai fait partie des pionniers de l'épreuve…