En s'imposant 3:2 face à Al-Ittihad, mercredi dans le stade national de Tokyo, Sao Paulo est devenu le premier finaliste du Championnat du Monde des Clubs de la FIFA Coupe TOYOTA, Japon 2005. Mais les Brésiliens ont eu plus de mal que prévu face à une équipe qui a dominé l'essentiel de la rencontre et semé la zizanie devant les cages de Ceni grâce à la vitesse de ses attaquants. Au final, l'efficacité d'Amoroso et un penalty de Ceni ont suffi aux Tricolores pour faire un pas supplémentaire vers un troisième titre mondial.

Dès l'entame, Sao Paulo semble déterminé à asseoir son autorité. A la 8ème minute, Cicinho, démarqué dans le coin droit de la surface, reprend joliment un centre de l'ancien Parisien Aloisio, qui forme avec Amoroso le tandem offensif paulista. Quelques instants plus tard, le futur latéral madrilène adresse une passe de 40 mètres à Lugano dans la surface, mais le coup de tête de l'Uruguayen est dévié.

Les occasions sont rares, mais un joueur à l'instinct d'Amoroso n'en a besoin que d'une pour faire la différence. Au quart d'heure de jeu, il profite d'un mauvais dégagement de la défense d'Al-Ittihad pour stopper le cuir de la poitrine et enchaîner avec une demi-volée. Détournée par un défenseur saoudien, cette frappe trompe le gardien, qui doit s'incliner (0:1,16').

Loin de se laisser abattre par ce but, les joueurs d'Anghel Iordanescu maintiennent la cohésion de leurs lignes. La tactique du Roumain consiste à exploiter le système en 3-4-3 de Sao Paulo, dont la défense joue très haut. Et ce sont justement les longues ouvertures et les plongées des rapides attaquants arabes dans les intervalles qui créent le danger dans la surface brésilienne.

Kallon tout proche de doubler la mise
Patiemment, Al-Ittihad va effectuer plusieurs tentatives de ce style, jusqu'à trouver la faille. A la demi-heure de jeu, Kallon s'échappe dans le dos de l'arrière-garde sud-américaine et n'a plus qu'à filer vers le but. La frappe de l'ancien Monégasque est repoussée par Ceni, mais Noor a bien suivi et rétablit un score de parité (1:1, 33'). Sur ces entrefaites, le portier brésilien empêche Kallon de doubler la mise à bout portant.

La réaction de Sao Paulo se fait plutôt timide, si bien qu'Autuori doit galvaniser ses troupes dans les vestiaires pour qu'elles se montrent plus actives en seconde période. Le message est reçu cinq sur cinq. Deux minutes après la reprise, ni le gardien saoudien ni sa défense ne parviennent à couper la trajectoire d'une passe de Cicinho qu'Amoroso convertit en but (1:2, 47').

Les nombreux torcedores paulistas commencent à chauffer le stade national de Tokyo avec leurs chants. Chants qui redoublent d'intensité lorsque Ceni quitte sa surface pour exécuter un coup franc qui rase le cadre. Ce n'est que partie remise par le capitaine brésilien, qui convertit un penalty consécutif à une faute sur Aloisio dans la surface (1:3, 57').

Mené de deux buts, Al-Ittihad continue de se montrer dangereux, sans pour autant renoncer à sa belle organisation. Fidèles à leur tactique initiale, les Saoudiens parviennent à réduire la marque par l'intermédiaire du défenseur Hamad Al Montashari, seul au deuxième poteau pour reprendre un corner tiré par le Brésilien Tcheco (2:3, 68').

Dans les vingt dernières minutes, Aloisio a l'occasion d'aggraver la marque suite à un bon centre de Danilo, mais son coup de tête est dévié. Les champions de l'AFC semblent en mesure d'égaliser à nouveau, mais le centre de Mohammed Haidar se baladera dans la surface sans que Noor ait le temps de le reprendre.

A la dernière minute, Cicinho a le quatrième but paulista au bout des pieds, mais il préfère adresser une passe, hélas trop molle, à Grafite. Le score en restera là. Sao Paulo peut désormais attendre tranquillement la finale.