Jeudi soir à Yokohama, Liverpool fait son entrée dans la compétition contre les Costaricains de Deportivo Saprissa. Avec un espoir : décrocher le seul titre que ses 113 ans d'Histoire ne lui ont pas permis d'ajouter à son palmarès. A la veille de cette demi-finale mondiale, les champions d'Europe n'ont jamais semblé aussi performants. Avant de débarquer au Pays du Soleil Levant, ils ont signé une série de sept victoires consécutives en Premier League, sans compter qu'ils n'ont pas encaissé le moindre but sur leurs 10 dernières rencontres.

Cette bonne passe a le don de mettre l'entraîneur Rafael Benítez et son capitaine Steven Gerrard de bonne humeur avant les fêtes de Noël.

"C'est une très grande compétition et nous allons faire de notre mieux pour la remporter, a indiqué le technicien espagnol à FIFA.com. Vu qu'il est extrêmement difficile de se qualifier, cette compétition mérite de faire partie des plus grandes. Le vainqueur n'aura en tout cas pas volé son titre de champion du monde."

Très positif, l'état d'esprit des Scousers apporte une note rafraîchissante à l'événement. Benítez considère en effet le déplacement en Extrême-orient comme une occasion supplémentaire de rafler un prestigieux trophée et d'engranger de la confiance.

"C'est un défi. Je veux gagner des matches et décrocher des trophées, a lancé l'ancien entraîneur de Valence. Nous allons aligner une équipe forte, avec beaucoup de confiance et de puissance. Je pense que nous sommes capables de battre n'importe qui."

Auteurs d'un incroyable come-back en seconde période de la finale de la Ligue des Champions face au Milan AC, les Anglais sont l'incarnation de la détermination et de la confiance. Gerrard, qui a prolongé son contrat à Anfield cet été, renverse tout sur son passage en ce moment. Fort de l'exploit d'Istanbul, il tourne ses yeux vers un nouveau trophée. 

"J'ai faim de succès, je veux remporter cette compétition, annonce l'international anglais. Gagner des matches, c'est une bonne habitude à prendre. Ces derniers temps, on joue vraiment bien. On compte bien aller au Japon pour gagner deux matches de plus. Beaucoup de gens parlent de la fatigue et s'inquiètent du nombre de matches qu'on dispute, mais quand on les gagne, ça aide."

Dans le dernier carré, Liverpool sera opposé à Deportivo Saprissa, qui s'est imposé de justesse (1-0) face à Sydney en quart de finale, lundi.

Les Costaricains ont oublié cette première sortie quelque peu décevante pour se concentrer pleinement sur leur duel avec les champions d'Europe. Après avoir quitté Toyota pour Yokohama, ils ont effectué deux séances d'entraînement la veille du match.

"On ne peut pas être plus motivés, tout est prêt, assure l'entraîneur Hernán Medford après avoir procédé aux derniers ajustements. Avant de rencontrer Liverpool, il règne une super ambiance au sein du groupe."

Après s'être défait d'un club créé il y a à peine 12 mois, le Monstre Violet se présente face au recordman des titres en championnat anglais, qui compte également cinq coupes aux grandes oreilles à son palmarès.

"Nous affrontons une équipe affichant un des pedigrees les plus prestigieux d'Europe, a ajouté l'ancien attaquant tico. Leur jeu repose beaucoup sur la puissance et l'énergie, alors que le nôtre est davantage axé sur la technique et le toucher. Nous allons tout donner et que le meilleur gagne. Je sais qu'au Costa Rica, beaucoup de supporters vont nous encourager. J'espère que ça va donner un match agréable à regarder."

Le défenseur central Ronald Gómez a disputé beaucoup de matches, mais il n'a aucun mal à identifier le plus important d'entre eux.

"Ce match contre les Reds, c'est le plus important de notre vie. C'est un honneur de jouer contre les champions d'Europe, assure ce taulier de 35 ans. Il y a tellement de stars internationales, je ne sais pas sur qui je vais devoir défendre. Ça sera peut-être Fernando Morientes, un joueur capable de faire gagner un match, ou Peter Crouch, qui fait presque deux mètres."

Saprissa, en tout cas, ne pourra pas compter sur des joueurs étrangers. La politique de la maison oblige en effet à ne recruter que des Costaricains, une habitude plutôt payante. Le club de San José, considéré comme une autre équipe nationale, n'a pas à rougir de son armoire à trophées : 23 titres nationaux et enfin, une victoire à l'échelle continentale après de nombreux échecs, essentiellement contre des adversaires mexicains.

Les Ticos pourront par ailleurs s'inspirer de la performance pleine de bravoure des Saoudiens d'Al Ittihad dans l'autre demi-finale, face aux Brésiliens de São Paulo.

Au vu du déroulement des rencontres déjà disputées, il faudra s'attendre à un match serré jeudi.