LE FILM DE LA JOURNEE - L'attente a été longue, mais le moment tant espéré est enfin arrivé. Très enthousiasmés, les Cariocas font la queue dans le cadre enchanteur de la plage de Copacabana pour tenter d'obtenir un billet pour la première Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA. La matinée est étouffante, le célèbre et corpulent chauffeur de salle Bola 7 commence déjà à mettre l'ambiance. D'un pas léger, il rejoint le petit groupe cuivres - batterie qui jouait derrière lui et contribue à créer cette atmosphère typiquement brésilienne. Si l'équipe du Brésil va loin dans cette compétition, il faudra peut-être renforcer les tribunes pour qu'elles résistent aux pas de danse endiablés de ses supporters.
Uruguay 7-3 Afrique du sud : la Celeste en a gardé sous le pied
Observés depuis les gradins par l'encadrement technique de l'équipe d'Ukraine, leur second rival du Groupe C, l'Uruguay a souvent retenu ses coups. Le sélectionneur Gustavo Sánchez ne souhaitait manifestement pas dévoiler tous ses atouts devant les Est-européens, aussi son équipe s'est-elle contentée d'un jeu direct et efficace. C'était suffisant pour faire plier les Sud-africains, battus mais loin d'être ridicules pour leur premier match international de Beach Soccer. Pour nombre des membres de l'équipe, dont la moyenne d'âge est de 18 ans, il s'agissait même de la première sortie du pays. Au terme de la rencontre, Shezi Lidani, l'entraîneur, a reconnu que l'expérience engrangée au Brésil sera d'une grande utilité pour la suite : "Nous sommes ici pour apprendre et je suis très fier de la performance de mes garçons".
France 5-1 Australie : Les coéquipiers de Cantona atomisent les Aussies
Malheureusement, Cantona n'a pas foulé le sable carioca, ce qui a déçu beaucoup de fans qui avaient déployé des banderoles à sa gloire. Il faut dire que le Marseillais n'était arrivé à Rio que la veille et qu'il n'était peut-être pas très prudent de l'aligner si vite. En tout cas, de nombreux spectateurs attendent avec impatience ses débuts. L'ancien Mancunien a préféré se contenter de guider ses partenaires depuis la touche, ce qui était déjà largement assez pour les Australiens. En prévision de la suite de la compétition, "The King" avait demandé à ses coéquipiers de ne pas trop se dépenser. La France s'est imposée avec un doublé de Cardoso et un but d'Ottavy, de Sciortino et d'Edouard. A signaler le but de Steve Karavatakis, le premier de l'histoire du Beach Socer australien.
Brésil 9-2 Thaïlande : Triplé de Nenem et démonstration de la Seleção
Le Brésil a proposé le jeu que ses supporters étaient venus voir. Sur ce sable qui complique les gestes et alourdit les pas, les Verdeamarelhos flottent comme des libellules, donnant l'impression qu'ils évoluent sur du gazon. Leurs qualités techniques leur permettent également de garder la balle en l'air pendant de longues périodes, ce qui leur donne un avantage considérable sur la concurrence. Et puis, il y a le soutien du public, qui met une ambiance de feu. Vous l'avez compris, cette équipe sait taquiner le cuir, mais elle sait aussi défendre, en particulier grâce aux efficaces Buru et Betinho. Enfin, elle possède une très grande expérience puisque seul Bruno a moins de 27 ans et que neuf des douze joueurs ont plus de 30 ans. Attentif à la technicité de Jorginho, considéré par certains comme le joueur de beach le plus doué du monde, le public s'est surtout laissé émerveiller par le minuscule Nenem, dont la belle performance a ravi le sélectionneur brésilien, Jorge Ferreira Alves. "Il me rend heureux !", a-t-il déclaré après la rencontre, ce qui veut tout dire.
Portugal 4-0 Japon : Alan et Madjer brillent sous le soleil
Dans le match le moins bruyant de la journée (la plupart des spectateurs a rejoint ses pénates après la démonstration de la Seleção), le Portugal a laissé entrevoir qu'il avait les moyens d'aller loin. Avec Alan et Madjer, les Lusitaniens disposent de deux très grands joueurs, dont les buts ont d'ailleurs été salués à leur juste valeur dans le stade. Le Portugal n'a pas vraiment pioché dans ses réserves, une faculté qu'il doit à son sélectionneur, Zé Miguel. Qui semblait particulièrement soulagé que cette victoire n'ait pas entamé les forces de ses poulains avant le match de mardi contre les Etats-Unis. Les Nippons sont les seuls à ne pas avoir encore inscrit le moindre but dans la compétition. S'ils ne battent pas les Etats-Unis dans un match qui s'annonce très compliqué, ils devront déjà faire leurs valises.