En alliant rigueur défensive et réalisme offensif pour disposer facilement de l'Argentine, la France a marqué les esprits dans cette Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Rio de Janeiro 2005. De bon augure avant un quart de finale qui s'annonce difficile pour les Bleus.

A l'issue du match, le Français Eric Cantona, gardait pourtant un goût amer dans la bouche : " On sait que les Argentins aiment provoquer et casser l'élan de l'adversaire, même lorsqu'ils sont très en retard au score. Noël (Sciortino) a fait une grave erreur en se laissant emporter et j'espère que la commission de discipline sera clémente ". De fait, l'un des attaquants les plus en vus de la France venait de recevoir un carton rouge.

Dans son style caractéristique, l'Argentine avait mis de suite une pression physique importante sur les joueurs français. Pour y répondre, Eric Cantona sortait alors son attaquant de poche Jair Cardoso pour faire enter le longiligne Anthony Mendy. Ainsi, la France pouvait mieux développer son jeu et sur une relance du portier Aubry, le nouvel entrant ouvrait le score (1:0). Même action quelques minutes plus tard et c'est cette fois Sciortino qui plaçait une superbe retourné hors de portée de Salgueiro (2:0).

En beach soccer, quand une équipe est plus aguerrie qu'une autre, la différence est assez rapidement visible. Et Sansoni de reprendre de la tête une touche de Cardoso pour le 3:0. Le festival offensif bleu pouvait continuer à l'entame de la seconde période quand Ottavy réalisait le doublé (4:0). Incapables de se montrer réellement dangereux, les Albicelestes comprenaient alors qu'ils allaient devoir batailler avec une excellente défense.

Jean-Marie Aubry pouvait même être battu, un défenseur sortait toujours le cuir du but français. A l'autre bout du terrain, Samoun confirmait son statut et mettait à mal la défense argentine. Sur penalty, il ouvrait même son compteur buts (5:0) avant la fin du second tiers-temps.

La tendance semblait pourtant vouloir s'inverser par la suite. Après un but de Cardoso, Petrasso parvenait finalement à tromper par deux fois la défense française et rendait quelques minutes un peu folles (6:2). Une effervescence que calmait Samoun en inscrivant un nouveau penalty (7:2). On en revenait alors au scénario des deux premières périodes, les Argentins en perdant même la tête (5 cartons jaunes et deux bleus). Dans les derniers instants, Ottavy clôturait la marque, et Sciortino mettait donc ses coéquipiers dans l'embarras pour le quart de finale (8:2).

" Nous nous doutions de l'issue de ce match, mais je suis quand même déçu par l'ampleur du score ", avouait pour sa part le sélectionneur argentin Carlos Eduardo Juárez.

Arbitres : Joao Almeida (POR), Pedro Infante (VEN), Ivo Santos (BRA).